Vicariance (La) PDF

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Le faucon pèlerin est une espèce cosmopolite. Une répartition cosmopolite en biogéographie, caractérise l’aire de répartition géographique d’une catégorie d’êtres vivants si étendue qu’elle peut être rencontrée dans toutes les régions du monde. Les cartes de répartition d’espèces ou d’autres taxons pourtant qualifiés de cosmopolites montrent que ces organismes n’occupent pas la totalité de la vicariance (La) PDF et l’espace qu’ils investissent réellement subit certaines restrictions.


Alain Berthoz présente dans ce nouveau livre un concept clé, la « vicariance ».

Lorsqu’un de nos sens en remplace un autre qui fait défaut (lorsque nous tâtonnons dans le noir, ou lorsque nous devons, suite à un accident, suppléer un organe défaillant), lorsque nous utilisons plusieurs stratégies pour parvenir à un même but, lorsque nous multiplions nos identités pour naviguer dans le monde virtuel d’Internet ou des jeux vidéo, nous nous en remettons à des processus vicariants mis en place au cours de l’évolution. Cette vicariance, possibilité de remplacer une fonction par une autre ou de déléguer une fonction ou une action à un avatar virtuel, est bien une stratégie essentielle qui permet à notre cerveau d’appréhender le monde extérieur et de nous y adapter en permanence.

Car tout acte créatif implique un changement de point de vue offrant une perspective nouvelle sur les choses, un décentrement que seule la vicariance est à même de provoquer. D’où son importance cruciale pour la pédagogie et l’enseignement, le management des entreprises, la psychologie et les sciences humaines et sociales, et la rééducation des troubles pathologiques du système nerveux. Mieux comprendre la vicariance, c’est remettre l’homme au centre de la scène, dans toute sa diversité, et lui restituer sa capacité d’inventer des solutions nouvelles.

Alain Berthoz, neurophysiologiste, est professeur honoraire au Collège de France et membre de l’Académie des sciences. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Le Sens du mouvement, La Décision et La Simplexité, qui ont été de très grands succès. 

La première limitation est précisément liée à l’habitat, aquatique ou terrestre : la répartition des espèces marines est à l’évidence complémentaire de celle des espèces continentales. Les contraintes climatiques comptent parmi les facteurs écologiques imposant les restrictions les plus évidentes aux aires de répartition : elles en réduisent les amplitudes latitudinale et altitudinale. En fait, la somme des exigences écologiques spécifiques peut aboutir à des distributions paradoxales en apparence : certains organismes peuvent avoir une distribution à la fois cosmopolite et très localisée. L’exemple des organismes côtiers est particulièrement parlant à cet égard : ceux d’entre eux dont la distribution est considérée comme cosmopolite n’occupent en réalité qu’une étroite bande, linéaire, continue ou discontinue, sur les littoraux du monde entier. La définition d’une répartition cosmopolite sous-entend donc ces limitations : un organisme cosmopolite est bien présent dans toutes les régions du monde, mais seulement là où ses exigences en matière d’habitat sont respectées.

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