Supplement aux cahiers evangile n 69 : Israël et les nations PDF

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Citation  La propriété, c’est le vol ! L’anarchie est le plus haut degré de liberté et d’ordre auquel l’humanité puisse parvenir. En 1840, dans son premier ouvrage majeur, Qu’est-ce que la propriété ? En 1846, il donne dans son Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère, une explication de la société fondée sur l’existence de réalités contradictoires. La liberté elle-même est à la fois indispensable mais cause de l’inégalité. En 1848, dans Solution du problème social, il élabore la théorie du crédit à taux zéro qui anticipe le fonctionnement des mutuelles d’aujourd’hui. En 1863, dans Les Démocrates assermentés et les réfractaires, il pose les bases du refus de toute participation aux élections lorsqu’elles sont truquées, dévoyées par le pouvoir bonapartiste, détournées par le système capitaliste, manipulées par ceux qui font et défont les cartes électorales.

D’un milieu modeste d’origine paysanne, il garde la seule vache de la famille et mène une vie simple. Brillant élève, il obtient une bourse d’externe. Il y découvre la vie d’atelier. Gauthier édite les pères de l’Église, ce qui lui permet d’apprendre l’hébreu, de se perfectionner en grec et en latin, et d’acquérir une bonne connaissance de la théologie. La crise économique de 1830 l’oblige à quitter Besançon. Il fait un tour de France et travaille successivement à Neufchâtel, Paris, Lyon, Marseille, Draguignan, Toulon.

En 1836, de retour à Besançon, Proudhon avec deux associés, fonde une petite imprimerie. En 1838, Proudhon arrive à Paris. Il y mène une vie pauvre, ascétique, studieuse et découvre les idées socialistes. Il doit préparer des ouvrages pour faire honneur à l’Académie mais ce devoir est vite oublié. C’est vers l’économie politique qu’il se tourne : il cherche dans les bibliothèques et dans les cours publics toutes les parcelles qu’il peut recueillir de cette science de l’avenir. Mais aux cours magistraux, il préfère la fréquentation des bibliothèques, en particulier celle de l’Institut. Il transcrit dans 34 gros cahiers les passages qui lui paraissent les plus importants et ajoute des réflexions personnelles.

A la fin du IVe cahier il dresse une liste de plus de 120 ouvrages à lire. Il étudie, il fait la critique de ses maîtres, orateurs et écrivains. Il élabore les parties et les morceaux de théories nouvelles. En février 1839, l’Académie de Besançon met au concours le sujet suivant :  De l’utilité de la célébration du dimanche, sous les rapports de l’hygiène, de la morale, des relations de famille et de cité . Proudhon rédige un mémoire, L’Utilité de la célébration du dimanche, qui ne lui vaut qu’une mention honorable, une médaille de bronze. Le jury trouve trop hardies certaines digressions sur l’Évangile et certaines attaques contre la civilisation industrielle. De 1840 à 1842, il publie trois mémoires sur la propriété.

Dans le premier, en juin 1840, il pose la question : Qu’est-ce que la propriété ? La propriété c’est le vol  :  Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? Pour Proudhon, dans une entreprise, parce qu’ils travaillent collectivement, les ouvriers produisent plus que s’ils travaillaient chacun individuellement. Un individu ne peut faire en dix heures le même travail que dix individus en une heure. La force collective dans le travail social produit bien plus que la force individuelle. Cent hommes peuvent déplacer une pierre de plusieurs tonnes que jamais un individu seul ne pourra faire bouger même en cent fois plus de temps. En fait Proudhon, formule une thèse et une antithèse.

Il condamne, par exemple, la propriété d’un champ loué à un fermier mais affirme que le champ doit appartenir à celui qui le cultive. C’est, dans ses premiers mémoires, ce qu’il nomme la possession en opposition à la propriété. Passant en revue les différentes théories présentées jusqu’alors pour établir le droit de propriété, il les réfute l’une après l’autre, et conclut que la propriété ne peut être fondée ni sur l’occupation ni sur le travail, qu’elle est immorale, injuste, impossible. C’est à Besançon, en 1841, qu’il fait paraître son second ouvrage, sous la forme d’une Lettre à Blanqui, l’économiste qui avait empêché les poursuites contre le premier mémoire. En 1842, il publie le troisième mémoire pour riposter aux attaques d’un partisan de Fourier. Proudhon s’en prend directement au leader de l’école sociétaire, Victor Considerant, et le mémoire s’intitule Avertissement aux propriétaires ou lettre à M. Considerant, rédacteur de  la Phalange  sur une défense de la propriété.

Que faut-il retenir de ces trois mémoires ? Maxime Leroy, prétend que dans tout cela Proudhon ne pense qu’à l’établissement de la justice et de l’égalité qui continuera la série des révolutions. Il ne restait plus qu’à établir l’égalité devant les faits économiques. Elle reprend ses recherches achevées en 1862, mais que Proudhon n’avait alors pas jugé bon d’éditer. Ce sont des collaborateurs du théoricien qui ont décidé de faire paraitre ses recherches,  dans l’intérêt de sa mémoire .

Cet ouvrage est un aboutissement des travaux du sociologue et philosophe qui avait ouvert le débat depuis 1840 avec son œuvre Qu’est-ce que la propriété ? L’œuvre posthume de Proudhon est un traité de sociologie et de philosophie à caractère moral et didactique présentant une théorie profondément revisitée de la propriété. Paraphrasant sa célèbre formule de 1842, il affirme au contraire :  La propriété, c’est la liberté ! Il y reprend ses idées initiales en les nuançant :  pour assurer la perpétuité de l’association, nous n’avons plus qu’à l’organiser en créant collectivement un certain nombre d’institutions de mutualité : assurances mutuelles, crédit mutuel, etc.

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