Sépultures et sociétés : Du Néolithique à l’Histoire PDF

Sépultures et sociétés : Du Néolithique à l’Histoire PDF

Les sociétés prédynastiques de Nubie et de Haute-Égypte étaient ethniquement et culturellement très proches, et ont évolué parallèlement vers des royaumes pharaoniques vers -3300, au néolithique. Le site rupestre de Geddi-Sabu reste une exception. Premier royaume de Kerma ou Kerma ancien : sous cette dénomination on entend regrouper l’ensemble sépultures et sociétés : Du Néolithique à l’Histoire PDF cultures nilotiques du Soudan moyen qui se regroupèrent par chefferies autour d’un puissant monarque qui avait sa capitale à Kerma, site du cours moyen du Nil soudanais.


Le présent ouvrage clôt le cycle des séminaires de la chaire « Civilisations de l’Europe au Néolithique et à l’âge du bronze » tenus au Collège de France de 1994 à 2007. Il traite des sépultures du Néolithique, mais la Protohistoire récente occidentale y tient aussi une large place. Les civilisations historiques émergentes y sont également bien représentées : premières dynasties de l’Ancien Empire égyptien, dynastes ou dominants sumériens d’Ur, « rois » de Mycènes, « élites » scythes aux marges des grands empires antiques. Une communication consacrée à la Sibérie renvoie à des populations comprises entre le Moyen Age et les derniers siècles de notre ère. C’est donc dans une perspective de longue durée que s’inscrit la présente publication autour d’un thème – la mort comme miroir de la société – qui demeure l’une des interrogations constantes de l’archéologie. Le souhait est donc manifeste de naviguer au sein de sociétés bien différentes en privilégiant globalement des exemples protohistoriques ou des organisations sociales plus abouties. Une question permanente imprègne ce livre : en quoi la sépulture, les tombes, les nécropoles peuvent-elles refléter le social dans toute sa diversité – pouvoir, hiérarchie, parenté, famille, peuplement et densité humaine, violence, rites de la mort, histoire générale, etc ?

Au nord de cette région la Nubie était dominée par des peuplades que l’on regroupe sous le terme de Groupe C et qui interdisaient l’accès au sud en contrôlant drastiquement le commerce voire en pillant les convois qui revenaient en Égypte ou en partaient. On peut suivre à travers l’évolution de ces pratiques et le développement des tumuli une hiérarchisation de plus en plus marquée de la société. Ruines de la capitale de Kerma. Tête d’un colosse d’Aspelta trouvée à Napata. Fin de la domination égyptienne sur le Soudan à la suite de l’éclatement de l’Égypte en plusieurs royaumes rivaux. Soudan qui semblent coexister pacifiquement notamment au sud du pays. Cette dynastie trouverait ses origines dans la lointaine Méroé alors encore simple place commerciale.

Karnak se réfugie à Napata sous la protection des princes de Koush. Apogée du royaume de Napata dont la dynastie réclame l’héritage de l’Égypte. Règne des rois : Piyé, Chabaqa, Chabataqa, Taharqa, Tanouetamani. Tous règneront sur le royaume de Koush et d’Égypte. Construction des temples napatéens de Nubie et du Soudan.

Le royaume qui conserve Napata comme capitale retrouve alors ses frontières originelles. Koush, réduisant à néant les ambitions des rois de Napata sur l’Égypte. Destruction des villes saintes de Kaoua, Pnoubs, Napata et destruction des statues royales de la XXVe dynastie. Second royaume de Napata : à la suite de la perte de leur suzeraineté en Égypte, les souverains de Koush développeront leur royaume et leur culture de manière de plus en plus autonome.

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