ROBERT FERNIER – PEINTRE FRANC-COMTOIS PDF

ROBERT FERNIER – PEINTRE FRANC-COMTOIS PDF

Soutenu par quelques critiques, comme Charles Baudelaire et ROBERT FERNIER – PEINTRE FRANC-COMTOIS PDF-Antoine Castagnary, son œuvre, qui ne peut être réduite à l’épisode du réalisme pictural, contient en germe la plupart des courants modernistes de la fin de son siècle. Individualiste, revendiquant son autodidactisme et son terroir, Courbet était un amoureux des forces de la nature et des femmes.


Peintre figuratif né en 1895 à Pontarlier, Robert Fernier fut admis à l’Ecole des beaux-arts de Paris dans le prestigieux Atelier de Fernand Cormon, qui eut également pour élèves Henri Matisse, Henri de Toulouse-Lautrec ou Vincent Van Gogh. Parallèlement il suivait l’enseignement de Gustave Courtois, peintre vésulien faisant une carrière à Paris, qui lui transmit une maîtrise parfaite du dessin et du portrait.Plusieurs fois médaillé au Salon de Paris, Robert Fernier s’imposa d’abord comme peintre de la neige et chantre de la Franche-Comté. Il eut par la suite l’occasion de séjourner plusieurs années dans l’océan Indien, puis en Polynésie à la recherche des racines de son épouse.Il a laissé une importante production picturale que vous invite à découvrir ce livre qui témoigne de la vie de ces pays auxquels il s’est attaché.

S’il a mené quelques combats, notamment contre la religiosité, la mauvaise foi et le mépris des paysans et des travailleurs manuels, la fin de sa vie le montre tout entier face aux éléments du paysage. Rarement un peintre avait, de son vivant, essuyé autant d’insultes. Commune de Paris de 1871, il est accusé d’avoir fait renverser la colonne Vendôme, et condamné à la faire relever à ses propres frais. Reconsidérée depuis les années 1970, notamment par la critique anglo-saxonne qui lui donne ses premiers véritables biographes, son œuvre vigoureuse et sans compromis, éclairée par l’exploration de ses écrits privés qui révèle un être lucide, subtil et sensible, ne cesse d’entretenir avec notre modernité des rapports intimes, souvent surprenants. J’ai étudié, en dehors de tout système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes. Je n’ai pas voulu plus imiter les uns que copier les autres. J’ai voulu tout simplement puiser dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité.

Cependant, alors que Courbet se plaint de sa vie encasernée dans les murs du collège, ses parents le font loger chez un particulier. La mère de Gustave demande donc à ce parent d’accueillir son fils à Paris. Logé dans un premier temps chez François-Julien Oudot à Versailles où se cotoient des bourgeois assez mondains et ouverts d’esprit, il commence ses études de droit, vivant d’une pension que lui versent ses parents. L’année 1839-1840 est déterminante : Courbet délaisse son droit au profit de la peinture. Courbet se rend, comme tout étudiant en art de son époque, au musée du Louvre pour y copier les maîtres, activité qu’il poursuivra tout au long des années 1840.

Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l’alchimie visuelle. Les deux amis descendent en bateau la Seine depuis Paris jusqu’au Havre, explorant les rives. Je suis enchanté de ce voyage qui m’a développé beaucoup les idées sur différentes choses dont j’avais besoin pour mon art. Nous avons vu les beaux bâtiments qui la parcourent.

C’est trop attrayant, on se sent entraîné, on voudrait partir voir le monde entier. Il a quitté Versailles pour loger dans une chambre au 4 rue Saint-Germain-des-Prés, puis une autre au 28 rue de Buci. Beaucoup de ses premières toiles ont à ce jour disparu. C’est la première fois, le jeune peintre est très fier, il l’annonce à ses parents :  Je suis enfin reçu à l’exposition, ce qui me fait le plus grand plaisir. Ce n’est pas le tableau que j’ai le plus désiré qui fût reçu mais c’est égal, c’est tout ce que je demande car le tableau qu’ils m’ont refusé n’était pas fini. Ils m’ont fait l’honneur de me donner une fort belle place à l’exposition ce qui me dédommage.

Ce chien est un épagneul qu’il décrivait ainsi deux ans plus tôt :  J’ai maintenant un superbe petit chien anglais noir, un épagneul pur sang qui m’a été donné par un de mes amis, il fait l’admiration de chacun et il est beaucoup plus fêté que moi chez mon cousin. D’autres autoportraits ont précédé, d’autres vont suivre, où il se représente en homme amoureux aux côtés d’une femme, ou frontalement, ou fumant, etc. En 1845, Courbet se cherche encore. Il propose cinq toiles — dont Coup de dames et, inspiré d’Ingres, Le Hamac ou le Rêve — pour le Salon, mais le jury n’en retient qu’une, le Guitarrero qui s’inscrit dans la lignée du style troubadour : est-ce lui ? Début 1846, son style évolue, sa palette s’obscurcit et le Salon, sur huit toiles présentées en mars, ne retient que le Portrait de M.

L’Homme à la ceinture de cuir : sous cet anonymat, certains jurés et critiques vont reconnaître le peintre et le sanctionner en plaçant sa toile loin des yeux du public. Durant l’été, il part explorer la Belgique et les Pays-Bas, invité par le marchand néerlandais H. L’année suivante, toutes ses toiles sont refusées. J’ai été refusé complètement de mes trois tableaux.

J’ai comme d’habitude des compagnons d’infortune des plus célèbres. Leur relation semble avoir duré une dizaine d’années et s’être très mal terminée. Virginie aurait été embauchée comme modèle par Courbet, posant rue de la Harpe. La morale du temps interdit à Courbet d’en parler dans sa correspondance familiale, surtout qu’il est encore aidé par ses parents : le peintre reste donc évasif sur ces tableaux-là. Heureux, Courbet se peint ici avec un ami en son atelier. Winterthour, musée Oskar Reinhart Am Römerholz . Inspiré par Ingres et figurant l’une de ses sœurs, cette œuvre fut exposée en 1848.

La toile par laquelle le succès arrive. Cette brasserie, Courbet en fait son annexe : s’élaborent là, au milieu d’amis, de grandes théories. Charles Baudelaire y vient en voisin, et le sculpteur Auguste Clésinger, venu de la rue Bréda, s’y sent chez lui. Et puis en février, la révolution les surprend, la république est proclamée. La bande de la rue Hautefeuille, c’est Champfleury, l’un des plus fidèles amis de Courbet, qui en parle.

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