Lettre aux jeunes électeurs, pour les engager à ne donner leur voix ni aux hommes de la révolution: ni aux hommes de l’ancien régime ; par un jeune électeur PDF

Lettre aux jeunes électeurs, pour les engager à ne donner leur voix ni aux hommes de la révolution: ni aux hommes de l’ancien régime ; par un jeune électeur PDF

La révolution de Juillet est la deuxième révolution lettre aux jeunes électeurs, pour les engager à ne donner leur voix ni aux hommes de la révolution: ni aux hommes de l’ancien régime ; par un jeune électeur PDF après la Révolution française de 1789. Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. L’émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.


Lettre aux jeunes électeurs, pour les engager à ne donner leur voix ni aux hommes de la révolution ni aux hommes de l’ancien régime ; par un jeune électeur
Date de l’édition originale : 1824
Sujet de l’ouvrage : France (1814-1824, Louis XVIII)

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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Les députés libéraux, majoritairement monarchistes, prennent en main la révolution populaire. Premier ministre à mi-chemin entre ses opinions ultra et l’orientation de la nouvelle chambre. Il appelle le vicomte de Martignac à former un ministère semi-libéral, semi-autoritaire. 1829, alors que les Chambres sont en vacances, il renvoie subitement le vicomte de Martignac et le remplace par le prince de Polignac. Coblentz, Waterloo, 1815 : voilà les trois principes, voilà les trois personnages du ministère.

Tournez-le de quelque côté que vous voudrez, de tous les côtés il effraie, de tous les côtés il irrite. Bertin aîné, partisan d’une monarchie constitutionnelle à l’anglaise et directeur du Journal des débats publie un article célèbre qui se termine par la formule :  Malheureuse France ! Il y a, dans cette véhémence, une part de mise en scène. Lorsque La Bourdonnaye démissionne le 18 novembre quand Polignac accède à la présidence du Conseil, il est remplacé par Baron de Montbel, lui-même remplacé à l’Instruction publique par un magistrat libéral, le comte de Guernon-Ranville. Polignac aient voulu rétablir la monarchie absolue d’avant 1789. Tout indique au contraire que ce sont deux conceptions de la monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire deux interprétations de la Charte de 1814, qui s’affrontent en 1829-1830. Au début de 1830, le climat politique en France est électrique.

L’opposition est chauffée à blanc par sa popularité croissante face aux maladresses du ministère. 1830, comme 1827 et 1828 avant elle, est une année de médiocres récoltes impliquant des prix élevés pour les denrées et un report du pouvoir d’achat sur le pain. Des bandes de miséreux errent dans les campagnes. Les députés abordent ensuite la discussion du projet d’adresse élaboré par la commission nommée à cet effet, et qui est examiné les 15 et 16 mars. Sire, la Charte que nous devons à la sagesse de votre auguste prédécesseur, et dont Votre Majesté a la ferme volonté de consolider le bienfait, consacre comme un droit l’intervention du pays dans la délibération des intérêts publics. Deux cent vingt-et-un députés libéraux votent l’Adresse le 16 mars.

La décision de Charles X suscite une véritable ébullition. On accuse le roi et ses ministres de préparer un coup de force constitutionnel. Constitution montagnarde de 1793 :  Si par quelque artifice on venait à tromper en ce point la religion et la volonté , on n’obéirait pas. Au Palais-Royal, Vatout, bibliothécaire et familier du duc d’Orléans, conseille à son maître d’exploiter la situation à son profit.

Paris :  Voilà, Monseigneur, une fête toute napolitaine : nous dansons sur un volcan ! Article détaillé : Dissolution de mai 1830. Le 16 mai 1830, alors qu’un corps expéditionnaire français est prêt à partir à la conquête d’Alger, Charles X dissout la Chambre des députés et convoque les collèges d’arrondissement le 23 juin et ceux de département le 3 juillet. C’est votre roi qui vous le demande. C’est un père qui vous appelle. Remplissez vos devoirs, je saurai remplir les miens. La manœuvre est hasardeuse car, ce faisant, le roi s’est exposé lui-même, prenant le risque du désaveu.

Les élections sont une déroute pour le roi : l’opposition passe de 221 à 270 députés, les ministériels ne sont plus que 145 contre 181, et 13 députés sont revendiqués par les deux camps. Lors du conseil des ministres du 6 juillet, Polignac constate que le gouvernement par ordonnances, sur la base de l’article 14 de la Charte, envisagé de longue date, est désormais le seul recours. Les principales mesures sont d’ores et déjà arrêtées : nouvelle dissolution de la Chambre des députés, modification de la loi électorale, organisation de nouvelles élections, suspension de la liberté de la presse. Le lendemain, 9 juillet, arrive à Paris la nouvelle de la prise d’Alger. Mais elle lui aliène l’Angleterre, d’autant que Charles X fait répondre avec hauteur aux demandes d’éclaircissements adressées par le cabinet britannique, et ce soutien lui manque lors des journées de Juillet. 10 juillet, le roi et les ministres préparent les ordonnances dans le plus grand secret.

L’opposition libérale, qui se doute qu’un coup de force se prépare, redoute une insurrection populaire qu’elle n’est pas certaine de pouvoir maîtriser. La grande majorité des députés libéraux, issus de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée, ne sont nullement démocrates. Le duc d’Orléans, de son côté, passe l’été dans son château de Neuilly, où il s’est installé avec sa famille le 9 juillet. Il fait l’indifférent et attend son heure. Jamais, Sémonville, à moins qu’elle ne m’arrive de droit ! A tous ceux qui ces présentes verront, salut.

Sur le rapport de notre conseil des ministres, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit : Article 1 : La liberté de la presse périodique est suspendue. Article 2 : Les dispositions des articles 1, 2 et 9 du titre Ier de la loi du 21 octobre 1814, sont remises en vigueur. En conséquence, nul journal et écrit périodique ou semi-périodique, établi ou à établir, sans distinction des matières qui y sont traitées, ne pourra paraître, soit à Paris, soit dans les départements, qu’en vertu de l’autorisation qu’en auront obtenue de nous séparément les auteurs et l’imprimeur. Cette autorisation devra être renouvelée tous les trois mois.

Article 3 : L’autorisation pourra être provisoirement accordée et provisoirement retirée par les préfets aux journaux et ouvrages périodiques ou semi-périodiques publiés ou à publier dans les départements. Article 4 : Les journaux et écrits publiés en contravention à l’article 2 seront immédiatement saisis. Les presses et caractères qui auront servi à leur impression seront placés dans un dépot public et sous scellés, ou mis hors de service. Article 5 : Nul écrit au-dessous de vingt feuilles d’impression ne pourra paraître qu’avec l’autorisation de notre ministre secrétaire d’état de l’intérieur, à Paris, et des préfets dans les départements. Tout écrit de plus de vingt feuilles d’impression qui ne constituera pas un même corps d’ouvrage sera également soumis à la nécessité de l’autorisation. Les écrits publiés sans autorisation seront immédiatement saisis.

Les presses et caractères qui auront servi à leur impression seront placés dans un dépôt public et sous scellés, ou mis hors de service. Article 6 : Les mémoires sur procès et les mémoires des sociétés savantes mis à l’autorisation préalable s’ils traitent en tout ou partie de matières politiques, cas auquel les mesures prescrites par l’article 5 leur seront applicables. Article 7 : Toute disposition contraire aux présentes restera sans effet. Article 8 : L’exécution de la présente ordonnance aura lieu en conformité de l’article 4 de l’ordonnance du 27 novembre 1816, et de ce qui est prescrit par celle du 18 janvier 1817. Article 9 : Nos ministres secrétaires d’état sont chargés de l’exécution des présentes. Donné en notre château de Saint-Cloud, le 25 juillet de l’an de grâce mil huit cent trente, et de notre règne le sixième. Notre Conseil entendu, Nous avons ordonné et ordonnons : Article 1 : La Chambre des Députés des départements est dissoute.

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