Les violences génocidaires au Guatemala, une histoire en perspective PDF

Les violences génocidaires au Guatemala, une histoire en perspective PDF

Cet article est une ébauche concernant l’histoire. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. L’histoire démographique des Amérindiens est marquée par le contact entre l’Ancien et le Nouveau Monde, à partir du voyage de Christophe Colomb en 1492, qui a eu pour les violences génocidaires au Guatemala, une histoire en perspective PDF la colonisation européenne des Amériques.


Ce livre questionne l’origine de cette violence structurelle contemporaine, la guerre contre-insurrectionnelle qui ensanglanta le Guatemala de 1960 à 1996 et culmina entre 1980 et 1983 en massacres de masse frappant la population maya. Les contributions rassemblées ici décrivent et analysent les stigmates de l’histoire douloureuse de ce petit pays méconnu d’Amérique centrale tout en mettant en lumière les ressources dont il dispose pour sortir de l’impasse.

L’étendue et les causes de cette baisse démographique sont difficiles à évaluer, et ont fait l’objet d’un long débat universitaire, tout comme sa qualification de génocide. Les données archéologiques et les documents coloniaux sur lesquels reposent les estimations de l’évolution de la population indigène, entre la fin de la période précolombienne et le début de la période coloniale, sont en effet trop lacunaires ou biaisés. Pour les données récentes, le principal écueil est celui de la définition de ce qu’est un amérindien. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. S’il trouve la seconde méthode, auto-déclarative, la plus respectueuse vis-à-vis des Indiens, celle-ci pose toutefois quelques problèmes. La fiabilité des données est très insuffisante pour que les estimations soient précises.

La colonisation de l’Amérique par les Européens a causé une forte baisse démographique de la population indigène. Son étendue ainsi que sa qualification de génocide ont fait l’objet d’un long débat universitaire. Sans pouvoir préciser avec certitude l’ampleur de l’impact des maladies infectieuses chez les Amérindiens, le taux de mortalité aurait atteint 90 pour cent pour certaines populations durement affectées. En 1520 et 1521, une épidémie de variole toucha les habitants de Tenochtitlan et fut l’un des principaux facteurs de la chute de la ville au moment du siège. En 1617-1619, une épidémie de peste bubonique ravage la Nouvelle-Angleterre. Le bilan de ces épidémies est difficile à donner avec exactitude.

Les sources sont inexistantes et les historiens ne sont pas d’accord sur les estimations. Les chiffres avancés pour le territoire des États-Unis d’aujourd’hui sont compris entre 7 et 12 millions d’habitants. Environ 500 000 Amérindiens peuplaient la côte Est de cet espace. Dans l’Empire espagnol, la mortalité des Amérindiens était telle qu’elle fut l’un des motifs de la traite des Noirs, permettant d’importer dans le  Nouveau Monde  de la main-d’œuvre pour les mines et les plantations. Beaucoup d’Amérindiens ne vivaient pas de façon pacifique avant la colonisation européenne, et celle-ci ne se réduit pas à une série d’atrocités.

Pourtant elle a parfois mené à des massacres en temps de conquête et de guerre, touchant davantage les autochtones que les colons, et à des formes plus ou moins sévères et mortifères d’oppression des indigènes en temps de cohabitation. Les Taïnos des grandes Antilles ont disparu à cause des effets conjoints des maladies, des guerres et des maltraitances. Mexique, pays très touché par les épidémies, bien que le pape Paul III ait condamné cette pratique dans la bulle Sublimis Deus. De nombreuses tribus d’Amérique du Nord furent repoussées dans des conditions déplorables hors des terres colonisées, parfois vers des territoires ou des réserves peu propices à l’agriculture ou à l’extraction forestière et minière.

Les nombreuses guerres indiennes réparties sur deux siècles ont accompagné les déplacements de population. La population des Indiens d’Amazonie connaît globalement les mêmes phénomènes de forte décroissance de la population, liée aux maladies et aux déplacements de populations pour travaux forcés, suivie d’une petite remontée de la population, lorsque les tribus n’ont pas purement et simplement disparu. Au Brésil, le nombre d’Indiens passe d’un million en 1900 à moins de 300 000 en 1952, et à 215 000 en 1992. En 2000, on dénombre 224 000 Indiens. Dans le Mato Grosso do Sul, plusieurs peuples indiens dont les Guarani-Kaiowá tentent de récupérer les terres qui leur ont été attribuées, et qui sont occupées par des agriculteurs, ce qui provoque de nombreux conflits. Sabine Kradolfer,  Les autochtones invisibles ou comment l’Argentine s’est  blanchie , Amérique Latine Histoire et Mémoire.

2008, 4 novembre 2009, consulté le 2 novembre 2015. Lewis Lord,  How many people were here before Columbus? David Henige, Numbers from Nowhere: The American Indian Contact Population Debate, University of Oklahoma Press, 1998. Noble David Cook,  The Columbian Exchange , in The Cambridge World History: The construction of a global world, 1400-1800 CE, vol. Patterns of Disease in Early Populations , in A Population History of North America, 2000, p. Denevan, The Native Population of the Americas in 1492, seconde édition révisée, 1992.

Das Element der Wirklichkeit und die Welt der Erfahrung. Alfred Louis Kroeber, Cultural and Natural Areas of Native North America, University of California Press. Guatemala et le Salvador au Mexique, et le Costa Rica et le Panama aux terres basses sudaméricaines. Steward,  The Native population of South America  in Handbook of South American Indians, tome V, Bureau of American Ethnology Bulletin, p. Suzanne Austin Alchon, A Pest in the Land: New World Epidemics in a Global Perspective, University of New Mexico Press, p.

INEGI, Tabulados de la Encuesta Intercensal 2015, 24 octobre 2016. Amazonie : des Indiens isolés sortent de la forêt  sur franceinfo. 1650, Cambridge, Cambridge University Press, 1998. David Henige, Numbers from Nowhere: The American Indian Contact Population Debate, Norman: University of Oklahoma Press. Sournia, Les Epidémies dans l’histoire de l’homme.

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