Les nouvelles élites : Portrait d’une génération qui s’ignore PDF

Les nouvelles élites : Portrait d’une génération qui s’ignore PDF

On a tous eu un professeur qui émerge dans nos souvenirs au milieu d’un océan d’heures d’ennui en classe. Un ou une qui vous a fait d’un coup vous intéresser à l’histoire ou aux maths simplement parce qu’on savait vous parler et vous amener les nouvelles élites : Portrait d’une génération qui s’ignore PDF vous surpasser dans une matière où vous vous sentiez nul. Ce jeudi 23 mai, la classe est lancée dans les révisions.


Ils ont entre 30 et 45 ans.
Ils sont artistes, universitaires, cadres dirigeants, ministres, parlementaires, avocats, banquiers, journalistes. Grandissant à l’ombre de la Génération 68, toute puissante et hégémonique, ils sont longtemps restés aux marches du pouvoir. Aujourd’hui, ils sont en train de s’en emparer. Pourtant, ils restent une Génération qui s’ignore. Ce sont les  » Nouvelles Elites « . Rien ne leur aura été épargné : ni le sida, ni le chômage, un destin chaotique, des désillusions, la perte des repères, la souffrance sociétale.
Elles héritent d’une France en miettes, de la désespérance et de l’arrogance. Pourtant, leur désir d’action et de changement est intact, leur énergie farouche. Dressant le portrait d’une génération atypique de décideurs,  » Les Nouvelles élites  » c’est aussi l’image de la France telle que la voient ceux qui ont à en assumer le destin. Un portrait où se dessine une fracture générationnelle forte, entre les décideurs d’aujourd’hui et leurs aînés.
Un portrait où, novatrices dans leurs ambitions, leur rapport au pouvoir, les nouvelles élites annoncent déjà ce que sera la France de demain.

Stéphane Fouks est le Président d’Euro RSCG Worldwide. Séverine Lèbre-Badré, Yamini Kumar, Géraldine Cayzac ont collaboré à cet ouvrage au titre de leurs responsabilités d’études chez Euro RSCG C & O.

Au programme, un cours sur la justice sociale. Ils sont trente assis dans une petite salle. Avec ses grands, ses petits, ses noirs de peau ou basanés, ses filles et garçons aux vies compliquées souvent, la terminale 2 est une classe typique de cette ville populaire. Durant une heure, les élèves vont à tour de rôle lire à haute voix leurs notes pour structurer leur fiches. A l’exception d’une jolie métisse prise par une irrépressible envie de dormir.

L’après midi a déjà été éprouvante avec son épreuve de bac blanc d’espagnol et le cours d’EPS. Jérémie Fontanieu se démène comme un beau diable et soudain s’exclame quand un élève qui n’intervient jamais répond à une question :  ça fait plaisir! Tout d’un coup, on se dit qu’on aurait rêvé d’assister à un cours comme celui-là. Ces élèves aux niveaux disparates, le jeune prof, ancien de Sciences-Po, les a découvert en septembre, peu motivés et pas du tout travailleurs.

Ayant lu tout Pierre Bourdieu et Bernard Lahire, il savait la reproduction sociale de l’école, le plafond de verre pour ces enfants de banlieue et le déterminisme fataliste des enseignants. Je voulais changer cette fatalité , dit-il d’un ton péremptoire. Dés la rentrée, ces derniers sont invités avec empressement à assister à une réunion. Tous les lundis matin, un QCM vient vérifier la leçon apprise ou pas. Ils sont corrigés dans les deux heures et notés sévèrement. Les notes ont suivi la courbe des efforts. La classe a progressé, les plus faibles comme les meilleurs.

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