Le risque de surpoids chez les enfants d’âge préscolaire: Le rôle des parents? PDF

Le risque de surpoids chez les enfants d’âge préscolaire: Le rôle des parents? PDF

Le sommeil est un acteur de première importance dans le développement général de l’enfant. 1 Un nombre croissant d’études démontrent maintenant qu’un mauvais sommeil, ou encore un sommeil de durée insuffisante, entraîne le risque de surpoids chez les enfants d’âge préscolaire: Le rôle des parents? PDF conséquences délétères dans de nombreuses sphères de développement de l’enfant. Les expressions dormir comme un bébé ou dormir comme un enfant sont synonymes d’avoir un excellent sommeil. Pourtant, les études épidémiologiques issues de plusieurs pays à travers le monde nous informent qu’un pourcentage important de jeunes enfants a des problèmes de sommeil.


La présente étude descriptive et corrélationnelle a été réalisée dans le but de décrire les styles parentaux, ainsi que les habitudes alimentaires et d’activité physique (AP) des parents-travailleurs qui ont un enfant d’âge préscolaire à risque de surpoids. Le volet corrélationnel visait à explorer l’existence de relations potentielles entre les variables à l’étude et le percentile d’indice de masse corporelle (IMC) de l’enfant. L’étude a été effectuée en utilisant les assises du modèle de Kremers et al. (2006), auquel fut intégré le cadre de Baumrind (1971) pour définir les styles parentaux. Un échantillon non probabiliste de convenance, composé de 68 parents-travailleurs a été recruté. Les parents ont répondu à 4 questionnaires, soit le formulaire de données sociodémographiques, la version traduite en français du Parenting styles & dimensions questionnaire-short version (2001), la version traduite en français du Family Eating and Activity Habits Questionnaire-R-FEAHQ (2013) et le Godin Leisure-Time Exercise questionnaire (1997). Certaines relations significatives mais faibles ont été identifiées entre les variables à l’étude.

En effet, entre un quart et un tiers des enfants âgés de 1 à 6 ans ont des problèmes de sommeil2-6 que l’on nomme à cet âge dyssomnies . Un nourrisson d’environ 6 mois possède la maturité physiologique de pouvoir dormir au moins six heures d’affilée la nuit. C’est ce que les parents appellent faire ses nuits . Québec faisaient leurs nuits à 5 mois. Des critères de dyssomnies adaptés au jeune enfant ont été établis pour guider le clinicien. Un sommeil fragmenté ou de durée insuffisante entraîne-t-il vraiment des conséquences néfastes mesurables chez l’enfant? Les résultats de plusieurs études récentes montrent un impact majeur d’un sommeil insuffisant dans plusieurs sphères de développement de l’enfant.

Le manque de sommeil ne se manifeste pas de la même manière chez l’enfant d’âge préscolaire et chez l’adulte. Alors que l’adulte montre de l’apathie et des bâillements, le jeune enfant présentera plutôt de l’hyperactivité, de l’irritabilité et un seuil de tolérance abaissé. Chez l’enfant, la courte durée du sommeil et les problèmes de sommeil sont associés à des problèmes de comportement. Or, des études ont dévoilé qu’un sommeil insuffisant affecte le contrôle émotionnel et le traitement des informations émotionnelles chez l’enfant et l’adolescent.

Plusieurs études ont montré qu’une privation de sommeil affecte les performances cognitives de l’adulte. Cette relation est moins connue chez l’enfant mais elle bien réelle et commence très tôt au cours du développement. 20-22 On a observé, par exemple, que le temps dormi la nuit à 12 et 18 mois était associé avec plusieurs indices de fonctionnement exécutif, tels que la mémoire de travail, le contrôle des impulsions et la flexibilité mentale. Le développement du langage repose sur des assises cognitives et il est, par conséquent, altéré par une privation de sommeil. 7 mois permet de prédire les habiletés langagières à 3 ans. Il s’avère qu’un sommeil adéquat contribue à structurer les bases du langage dès l’âge de 6-7 mois et favorise ce développement tout au long de la petite enfance. Ceci suggère donc que les facultés supérieures, telles que les habiletés cognitives et le langage, sont dépendantes du bon développement de processus physiologiques comme l’organisation du sommeil, très tôt dans la vie de l’enfant.

Comme mentionné précédemment, les enfants dorment de moins en moins d’une génération à l’autre principalement à cause des heures de coucher plus tardives. 1 Parallèlement, l’incidence de surpoids et d’obésité infantile est en croissance exponentielle à peu près partout dans le monde, surtout dans les pays industrialisés. L’existence d’une période critique en bas âge pour les effets bénéfiques du sommeil reste à explorer davantage. Par quels mécanismes physiologiques le sommeil influence-t-il le développement? Ces éléments sont-ils différents pour différents aspects du développement? Il apparaît maintenant évident qu’un sommeil de qualité et de durée adéquate est à la base d’un développement physique, cognitif, langagier et affectif normal. Selon la National Sleep Foundation ,32 un enfant de 3 à 12 ans devrait dormir au moins 10 à 11 heures par nuit.

Les données de l’ÉLDEQ nous enseignent qu’une quantité de sommeil suffisante chez l’enfant de 6 mois à 3 ans est également primordiale. Il est primordial que l’ensemble de la population soit renseignée sur le rôle crucial que joue le sommeil dans le développement du jeune enfant afin d’intervenir rapidement si un problème est détecté. Le dépistage précoce des problèmes de sommeil exige la mise en place de structures de surveillance adaptées aux populations pédiatriques. Iglowstein I, Jenni OG, Molinari L, Largo RH.

Sleep duration from infancy to adolescence: reference values and generational trends. Ottaviano S, Giannotti F, Cortesi F, Bruni O, Ottaviano C. Sleep characteristics in healthy children from birth to 6 years of age in the urban area of Rome. Classification and epidemiology of childhood sleep disorders. Clinical practice: sleep problems during infancy.

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