Le protectionnisme PDF

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Le protectionnisme / par William Graham Sumner,… ; traduit de l’anglais par Joseph Chailley
Date de l’édition originale : 1886
Sujet de l’ouvrage : Protectionnisme

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

Le protectionnisme est une politique économique interventionniste menée par un État ou un groupe d’États, consistant à protéger ses producteurs contre la concurrence des producteurs étrangers. Des Institutions internationales comme le GATT puis l’OMC ont été créées pour abaisser les barrières protectionnistes et en limiter autant que possible l’usage. Les activités économiques protégées peuvent s’abstraire au moins en partie des pressions et contraintes de toutes natures en provenance du contexte concurrentiel. Elles bénéficient de ce fait d’une plus grande liberté de manœuvre et d’une plus grande certitude concernant leur rentabilité et développement futur . Dumping environnemental lorsque la réglementation environnementale est moins contraignante qu’ailleurs. C’est, en partie, pour cela que de nombreuses entreprises occidentales implantent leurs activités polluantes dans les pays émergents.

Certains États – en position conjoncturelle ou structurelle fortement défavorable – revendiquent clairement le protectionnisme pour limiter les effets de la mondialisation : délocalisation, tassement des salaires. D’après l’économiste coréen Ha-joon Chang, le protectionnisme a fait la démonstration de son efficacité dans l’histoire. Contrairement au régime de libre-échange, Il fait baisser la variété des produits offerts à la consommation et empêche le pays d’acquérir son importance commerciale selon le principe d’avantage comparatif, car les agents économiques ne sont pas incités -en l’absence de pression concurrentielle- à développer au maximum leurs points forts de production. Selon l’économiste Daniel Cohen,  le protectionnisme aggraverait la crise  et constitue un danger dans la mesure ou si un pays A met en place un protectionnisme à l’import sur un bien d’un pays B, ce pays B peut en retour mettre en place un protectionnisme sur un bien provenant du pays A. Le protectionnisme induit alors un cercle vicieux. Dans l’histoire de la pensée économique, le libre-échange a longtemps été la règle, et le protectionnisme était perçu comme étant une anomalie nuisible au bon développement de l’économie. Selon les auteurs mercantilistes, la richesse d’un pays dépend positivement du stock de métaux précieux qu’il possède.

La quête de ces ressources, provenant des nouveaux territoires découverts, est comparable à une véritable guerre. Le commerce est considéré comme un jeu à somme nulle : celui qui importe gagne, et celui qui exporte perd. Dans son ouvrage maître, Adam Smith justifie le libre-échange, en développant l’idée que, contrairement à ce qu’affirmaient les mercantilistes, le commerce est synonyme de paix et d’enrichissement mutuel. Aux États-Unis c’est Henry Charles Carey qui promeut le protectionnisme dans les partis politiques américains et dans le monde. D’après l’historien de l’économie Charles Kindleberger, l’abrogation en Grande-Bretagne des lois sur le blé dans les années 1940 était motivée par un  impérialisme libre-échangiste  destiné à  stopper les progrès de l’industrialisation du continent en y élargissant le marché des produits agricoles et des matières premières. Imposer des droits de douane consiste à taxer les produits importés afin d’augmenter leur prix, et ainsi de diminuer la quantité achetée par les consommateurs. Exemple : En 1982, la France a mis en place ce système pour réduire les importations de magnétoscopes en provenance du Japon.

Dans le même ordre d’idées se situe la protection des monopoles de certaines entreprises et institutions publiques. Ils visent à limiter la quantité de produits importés. Une monnaie se dévalue, ou subit une dévaluation, lorsque son taux de change se déprécie par rapport à une monnaie de référence, ou un panier de monnaies. Un gouvernement peut intervenir sur le marché des changes en  vendant de la monnaie  pour abaisser la valeur de sa devise. Depuis les années 1930, les États-Unis adoptent une politique systématique consistant à interdire dans les marchés publics les produits qui ne sont pas fabriqués aux États-Unis. Buy American provision dans le cadre du plan de relance de 2009. Depuis la fin des années 1980, les États-Unis ont élargi cette politique à des actions plus offensives de soutien cohérent des entreprises américaines à l’exportation.

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