La République laïque de Turquie trois quarts de siècle après sa fondation par Atatürk PDF

La République laïque de Turquie trois quarts de siècle après sa fondation par Atatürk PDF

La laïcité s’oppose à la reconnaissance d’une religion d’État. Toutefois, le principe de séparation entre l’La République laïque de Turquie trois quarts de siècle après sa fondation par Atatürk PDF et les religions peut trouver des applications différentes selon les pays. Antiquité tardive pour désigner toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux c’est-à-dire profane en matière de théologie. Bande dessinée pédagogique libre de droits pour la jeunesse, illustrant la différence méthodologique entre la création d’un récit et la démarche scientifique.


C’est aussi sur cette différence que s’appuie la notion juridique de laïcité. Ce n’est que par le lent travail des siècles que peu à peu les diverses fonctions de la vie publique se sont distinguées, séparées les unes des autres et affranchies de la tutelle étroite de l’Église. La force des choses a de très bonne heure amené la sécularisation de l’armée, puis celle des fonctions administratives et civiles, puis celle de la Justice. Contrairement aux idées reçues, le concept de laïcité a été développé par des penseurs d’obédiences variées. Toutefois, au début du IVe siècle, l’Empereur Constantin érige le christianisme en religion d’État. Dans l’Antiquité, avant l’arrivée du christianisme, il n’y avait aucune séparation entre les cultes et l’État. Dans les monarchies chrétiennes et musulmanes, le roi était également le plus haut chef religieux et parfois, il était considéré comme divin.

Dans les régimes républicains, les religieux étaient nommés fonctionnaires, comme les politiques. Dans la Rome antique, les empereurs étaient considérés comme des êtres divins et occupaient la plus haute fonction religieuse, celle de Pontifex maximus. Marc, 12:17 :  Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Puis, la cité se faisant intégrante, des croyances multiples cohabitèrent. Au Moyen Âge, dans les pays d’Europe de l’Ouest, la séparation de l’Église et de l’État se heurtait aux monarques, représentants de Dieu sur terre, qui héritaient leurs pouvoirs du droit divin et des autorités ecclésiastiques. Dans l’Empire romain oriental, également connu sous le nom d’Empire byzantin, l’empereur disposait d’un pouvoir suprême, au-dessus de l’Église, et il contrôlait son plus haut représentant, le patriarche de Constantinople.

La distinction entre potestas et auctoritas tente d’établir une hiérarchie : le pouvoir politique serait moralement soumis à l’autorité. Le concept moderne de séparation de l’Église et de l’État est souvent attribué au philosophe anglais John Locke. Suivant son principe de contrat social, Locke affirme que l’État n’a pas de légitimité suffisante en ce qui relève de la conscience individuelle. En effet, cette conscience ne peut être cédée rationnellement au contrôle d’un État. Ils sont liés, sous la Troisième République, à la mise en place progressive d’un enseignement non religieux mais institué par l’État. Le substantif  la laïque , sans autre précision, désignait familièrement l’école républicaine.

Dans son introduction elle écrit que  le lieu naturel de la laïcité est la pensée des Lumières relayée par la pensée républicaine. Agrégée de philosophie, professeur honoraire à l’université de Lille III et vice-présidente de la société de philosophie, elle affirme que  la laïcité a produit plus de libertés que ne l’a fait aucune religion investie du pouvoir politique . 1905, ni avec l’apparition du terme  laïcité  dans le vocabulaire politique. 1913, l’Albanie, à majorité musulmane mais avec d’importantes minorités catholiques sur la côte et orthodoxes dans le Sud, n’avait pas de religion d’État mais sa constitution reconnaissait tous les cultes. Le Saint-Empire romain germanique éparpillé en États de taille variable était multi-confessionnel au niveau de l’Empire, mais homogène sur le plan confessionnel au niveau des États princiers. Depuis l’assemblée nationale constituante de Weimar qui s’est tenue du 19 janvier 1919 au 21 juin 1920, les Églises et l’État sont séparés, et il n’existe plus de confessions officielles. Selon la Constitution de Weimar, reprise à l’identique par la Loi Fondamentale de 1949, l’instruction religieuse est une matière ordinaire enseignée dans les écoles publiques, dans la plupart des länder.

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