La Guerre PDF

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Souvarof, en réprimant une insurrection de la Pologne, a mis à sac le château du comte Ogiski et massacré sa femme et ses enfants, sauf le petit Ivanowitch, qui est sauvé et recueilli par la cantinière Atwine. La bonne femme, qui le croit orphelin, l’emmène avec elle dans les fourgons de Souvarof. Ogiski, rentrant dans sa maison incendiée, jure de se venger… La Guerre devait être une pièce à grand spectacle pour le Châtelet. Le directeur de ce théâtre trouva le drame «trop long, trop réel, trop historique» et peut-être surtout trop coûteux à mettre en scène…

1949, ramènent l’attention sur ce manuel de stratégie indirecte. Comme pour tous les ouvrages de l’Antiquité chinoise, transcrits sur des lamelles de bambou reliées par des ligatures de soie, la datation de L’Art de la guerre tel qu’il nous a été transmis se révèle très incertaine. L’Art de la guerre, qu’il remanie, sans qu’il soit possible de déterminer dans quelle mesure précisément. Si la littérature historiographique chinoise référence systématiquement l’œuvre au cours des siècles qui suivent, la taille et la structure du traité varient d’une source à l’autre. Le texte du traité de Sun Zi, dont 13 chapitres nous sont parvenus, aborde tout ce qui touche à l’élaboration de la stratégie et à la conduite des batailles. D’abord, l’acmé de la stratégie militaire est d’obtenir la victoire sans effusion de sang.

Chine impériale, et vise à l’accaparement des ressources et l’assujettissement des vaincus. Nul intérêt, chez Sun Zi, de détruire les ressources convoitées ou de tuer ceux qui seront demain nos sujets. Ensuite, la guerre consiste fondamentalement en la recherche d’un avantage comparatif, et il s’agit moins d’anéantir l’adversaire que de lui faire perdre l’envie de se battre. Ce deuxième point implique de faire un usage de la force qui soit justement proportionné à la nature de l’objectif politique poursuivi. Il est fondamental, chez Sun Zi, de s’économiser, de ruser, de déstabiliser, et de ne laisser au choc que le rôle de coup de grâce assené à un ennemi désemparé.

Ce troisième point est la projection directe dans les affaires militaires d’une philosophie traditionnelle chinoise qui tient en haute estime l’intelligence et le savoir en général. Le texte s’articule autour de 13 chapitres consacrés à l’analyse rationnelle des différentes dimensions de la guerre et qui dégagent les principes de la poursuite intelligente d’une guerre victorieuse. La structure organisationnelle est toutefois relativement lâche sur le plan des idées, dans la mesure où certaines notions se retrouvent sous diverses formes dans plusieurs chapitres. Ces cinq facteurs déterminent ensemble l’issue d’un engagement militaire. Les principes fondamentaux de l’économie de guerre et la nécessité de remporter rapidement les engagements décisifs. Les campagnes militaires victorieuses exigent de limiter les coûts matériels et humains autant que faire se peut. L’unité d’une armée, plutôt que son nombre, fait sa force.

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