La démarche de théologie pratique PDF

La démarche de théologie pratique PDF

Please forward this error screen to world-320. En pratique : Quelles sources sont attendues ? En dérive la théologie négative, c’est-à-dire une approche de la théologie qui consiste à insister plus sur ce que Dieu n’la démarche de théologie pratique PDF  pas  que sur ce que Dieu est. Elle se situe à l’opposé de la théologie cataphatique, ou  positive .


Qu’est-ce que la théologie pratique ? Après deux cents ans d’existence, la question continue à se poser. Cet ouvrage a pour objectif d’ouvrir le dialogue et d’apporter sa contribution à la discussion. L’auteur croit en la pertinence d’une démarche qui s’appuie sur des textes interprétés à partir de leur centre et qui rejoint des situations concrètes à étudier à l’aide de sciences humaines. Son souci est de rejoindre les différents acteurs de la théologie pratique, c’est-à-dire tous ceux qui mènent une réflexion critique sur la communication évangélique, que ce soit dans les facultés de théologie, au sein des églises institutionnelles ou dans un cadre moins précis. Le premier chapitre propose une lecture attentive de Friedrich Schleiermacher, le fondateur de la théologie pratique en Allemagne au début du XIXe siècle. Le second a pour objet d’étude la communication telle qu’elle se réalise en la personne de Jésus-Christ, parole incarnée. Les chapitres suivants s’intéressent aux différentes étapes de la démarche de théologie pratique. Comment décrire une situation d’un point de vue interdisciplinaire ? Comment faire le lien entre des textes plus ou moins anciens et les situations contemporaines ? La méthode est enfin appliquée à des exemples concrets de pratique ecclésiale, tels que l’accompagnement pastoral, la prédication, la catéchèse et le dialogue interreligieux.

Ce mode de pensée trouve son origine dans la philosophie antique. Elle se retrouve dans les traditions juive, grecque, chrétienne. Dieu n’est pas connaissable par l’intelligence, ni saisissable par la sensibilité. Ainsi se conçoit la  théologie négative . Dieu n’ont pas moins influencé les écoles talmudiques.

La transcendance divine, conçue en termes de théologie négative, marque l’histoire de la philosophie juive. Plotin, un philosophe grec, le principal représentant de l’école néoplatonicienne s’appuie sur le Parménide de Platon, et sur les négations qui découlent de la première hypothèse,  l’un, s’il est un , pour postuler que le Principe premier est ineffable. Plotin transmet cette conception des choses, proche de celle de Philon d’Alexandrie, et connue également sous le terme de  théologie négative , à ses disciples Porphyre de Tyr, Jamblique, Proclos, etc. Transcendant, notre discours se réduit à proportion de notre montée.

Mais définir, c’est déterminer un être, c’est-à-dire le poser d’emblée dans une multiplicité qui l’englobe, en faire un être parmi les autres êtres, avec lesquels il fait nombre . On retrouve ces mêmes influences dans le soufisme. L’Extrême-Orient a développé avec d’autres modes d’expression, et cela avant l’Occident, des conceptions apophatiques qui s’expriment dans le bouddhisme, le taoïsme, l’hindouisme et dans d’autres traditions. Le concept d’abstraction est présent dans l’Antiquité, à la fois dans la tradition péripatéticienne et dans celle de l’Académie. Il s’agit d’une opération intellectuelle intuitive qui prétend séparer dans les formes l’essentiel du non-essentiel.

L’apophatisme est une démarche intellectuelle par laquelle toute idée que l’on se fait de la divinité se voit démasquée dans son inadéquation à délimiter ce qui est sans limite. Par exemple, l’affirmation  Dieu existe , ne peut se concevoir en théologie négative. Pas plus que :  Dieu est miséricordieux. Le prêtre Patrick Royannais cite La Faiblesse de croire de Michel de Certeau :  Un événement est impliqué partout, mais  saisi  nulle part.

Une telle démarche ressortit foncièrement à l’idéalisme dans la mesure où la connaissance remonte, par soustraction et négation, de la réalité tangible à la réalité invisible, de l’immanent au transcendant. Elle présente à la fois un côté négatif, l’opération de retranchement, et un côté positif, la perception intuitive des réalités supérieures. Henry Corbin, De la théologie apophatique comme antidote du nihilisme, pp. 177-216 de Le Paradoxe du monothéisme, L’Herne, 1981. Présence de Maître Eckhart, Philippe Sollers et le paradoxe de la  théologie négative . Maïmonide, Le Guide des égarés Livre I, chap. Jean Scot Erigène, Periphysicon II, 589 B, trad.

Jolivet, monographie sur Jean Scot Erigène, Histoire de la philosophie, La philosophie médiévale, Encyclopédie de la Pléiade, Paris Gallimard, 1969, t. Pierre Bühler, Introduction à la théologie systématique, Edicoes Loyola, 2008, p. Michel de Certeau, La faiblesse de croire, Seuil, Paris, 1987, p. Patrick Royannais, Michel de Certeau : l’anthropologie du croire et la théologie de la faiblesse de croire, in Recherches de sciences religieuses, 4e trimestre 2003, tome 91. Bruno Forte,  La Sacra Scrittura, anima della teologia , sur zenit.

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