La cagoule. 30 ans de complots PDF

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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Eugène Deloncle, dirigeant de l’OSARN, photographié après son arrestation à Paris la cagoule. 30 ans de complots PDF novembre 1937. Maurice Pujo pour exprimer son dédain envers cette organisation créée par des dissidents de l’Action française. Parallèlement, elle tente une  intox  auprès de l’armée en ébruitant de fausses rumeurs relatives à une insurrection communiste.


L’organisation est démantelée par la police en 1937-1938. La crise se poursuit par de nouvelles manifestations violentes organisées par les ligues. 17e section des Camelots du roi protestent contre l’apathie de Charles Maurras et quittent le mouvement. Le 13 février 1936, lors des funérailles de l’intellectuel d’extrême-droite Jacques Bainville, la voiture de Léon Blum est interceptée fortuitement et Léon Blum agressé. Après avoir été soigneusement sélectionnés, les membres du groupe se soumettent à un rite d’initiation sur le modèle de la franc-maçonnerie, et adoptent un pseudonyme. Le dispositif de terrain n’est pas sans rappeler celui des dispos : petites unités de base, dizaine puis trentaine. Chaque brigade comprend deux régiments, chaque régiment deux ou trois bataillons, chaque bataillon est formé de 3 unités et chaque unité comporte 3 cellules.

Tous les hommes sont armés de pistolets ou de fusils de chasse pour les échelons les plus bas. Chaque unité est pourvue d’un fusil-mitrailleur. De gauche à droite et de haut en bas : les cagoulards Paul Renne, Robert Léger, Henri Place et Michel Harispe. Si l’Action française sait que l’OSAR existe, c’est qu’une partie non négligeable des dirigeants sont d’anciens camelots ou simplement, d’anciens militants. Mais pour les membres de la Cagoule, lassés de l’attentisme de Pujo et de Maurras, l’heure est venue d’agir. En janvier 1935, Deloncle démissionne et fonde, dans le secret le plus absolu, l’organisme conspirateur. En raison de sa composition sociologique le groupe bénéficie de rapports privilégiés avec les milieux industriels et économiques.

Ami intime d’Eugène Deloncle et fondateur de la société l’Oréal, Eugène Schueller met ses moyens personnels à la disposition de la Cagoule qui organise des réunions dans son propre bureau du siège de la société. Michelin financera également le mouvement à hauteur de trois millions. Des jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes, au 104, rue de Vaugirard à Paris, fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Le nom de Georges Loustaunau-Lacau, officier de l’armée française et fondateur des réseaux Corvignolles, apparaît également. Le Petit Parisien, no 21882, 26 janvier 1937.

Anticommuniste, antisémite et antirépublicain, ce mouvement de tendance fasciste mène, à partir de 1936, des actions de déstabilisation de la République. D’après les souvenirs laissés par le docteur Martin, Giraud, alors gouverneur militaire de Metz, aurait promis son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste. Le chef de l’OSARN lui aurait annoncé que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. L’organisation exerce aussi une répression impitoyable auprès de ses membres coupables d’indélicatesses.

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