La bataille de la Marne PDF

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La Marne est à la France ce que la bataille d’Angleterre sera pour les Anglais en 1940 : une bataille d’arrêt où s’engagent toutes les forces d’une nation contre l’invasion. C’est pourquoi on parle du miracle de la Marne. Fin août 1914, la France est envahie, les soldats de Joffre font retraite depuis quinze jours, le gouvernement est parti à Bordeaux, trois armées allemandes marchent sur Paris. La guerre est perdue. Et c’est le miracle. Sur 245 kilomètres, de Meaux à Verdun, la résistance s’organise. Les civils aident les soldats, les soignent, les enterrent, renseignent, nourrissent, cachent. Cinq journées atroces, durant lesquelles les pantalons rouges prennent leur revanche, et gagnent. Le miracle, c’est leur courage et celui des populations. Les poilus de la Marne ont sauvé le pays. Ils ne savent pas qu’ils en ont encore pour quatre ans.

Pierre Miquel, auteur de nombreux et célèbres ouvrages, est considéré comme le meilleur spécialiste de la Première Guerre mondiale.

Cet épisode de la Première Guerre mondiale s’est soldée par une victoire décisive des Alliés. 1918 appelée également bataille de l’Empereur. L’ opération Michael  commença le matin du 21 mars 1918 en Picardie, par un bombardement d’artillerie assez court mais extrêmement violent. Mais la percée ne réussit pas, parce qu’Erich Ludendorff, qui ne rencontrait pourtant que peu d’opposition sur sa gauche, continua à concentrer ses réserves devant Arras, où la résistance britannique devint de plus en plus forte. Ce n’est que le 28 mars que Ludendorff songea brusquement aux possibilités qui se présentaient du côté de la Somme, pour effectuer une percée rapide et décisive en direction de Paris, mais il était trop tard. Troupes françaises sous le commandement du général Gouraud, avec leurs mitrailleuses parmi des ruines d’une église près de la Marne, repoussant les Allemands.

Ludendorff concentre 42 divisions sous le commandement de von Boehn, chef de la VIIe armée, qui tient le front entre Pontoise-lès-Noyon et Berry-au-Bac. L’école de Belleau après la bataille. L’offensive s’arrête dix jours plus tard en raison de l’épuisement des assaillants, mais ceux-ci ont avancé de 45 km, pris Château-Thierry et sont à 70 km de Paris. Chars Mark IV anglais aux mains des allemands entre l’Aisne et la Marne. Pressés d’en finir et hypnotisés, comme en 1914, par Paris qu’ils menacent à la fois par la vallée de l’Oise au nord, par les vallées de l’Ourcq et de la Marne à l’est, les Allemands décident une nouvelle offensive, plus formidable encore. Pendant toute la journée du 15 juillet, malgré les épais rideaux de fumée qui les dissimulent, les avions alliés repèrent les ponts jetés sur la Marne et les bombardent à faible altitude.

Ils en détruisent plusieurs et précipitent les troupes et les convois dans la rivière. Ensuite, ils attaquent à la mitrailleuse les troupes qui ont débouché sur la rive sud. Trente passerelles moins vulnérables sont installées. Malgré un léger avantage tactique acquis au sud-ouest de Reims et sur la Marne, l’offensive de Ludendorff a complètement échoué en Champagne. Renonçant à tourner Reims par l’est, il cherche à déborder la montagne de Reims par le sud.

Il lui faut un succès à tout prix. Il tente une manœuvre périlleuse, dictée autant par la témérité que par la méconnaissance des ressources des alliés qu’il croit épuisées, et s’acharne en direction d’Épernay. Ludendorff jette ses troupes sans compter, s’efforçant ainsi d’atteindre le but fixé. Il lance par cinq fois, en cinq endroits différents, de grosses attaques, mais dans l’ensemble, il est repoussé.

Au moment même où les divisions allemandes se massent vers le flanc est de la poche, l’équivalent de 21 divisions alliées se hâtent vers le flanc ouest à partir de la forêt de Villers-Cotterêts. En deux jours, le nombre des prisonniers dépasse 17 000 hommes et 360 canons ont été capturés. Surpris, les Allemands engagent 4 divisions de renfort au centre. Vers 18 heures, ils ont repris Vierzy, mais sans le garder. Les Alliés sont à moins de 15 kilomètres de la gare de Fère-en-Tardenois, l’unique voie ferrée étant sous le feu de l’artillerie.

Malgré ces renforts, le 28 juillet la gare est prise par les Alliés et le 7 août tout le terrain est repris. Les chars d’assaut ont prouvé leur efficacité. Mais, le nouveau maréchal pense déjà à réduire les saillants de Montdidier et de la Lys et va engager la troisième bataille de Picardie. TARDENOIS 1918, SACONIN 1918, BREUIL 1918 sont inscrits sur le drapeau des régiments cités lors de cette bataille.

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