L’indispensable de la philosophie : Thèmes – Auteurs PDF

L’indispensable de la philosophie : Thèmes – Auteurs PDF

Ce texte a servi de base à une conférence co-organisée par l’AREN 74 et l’AME 74, donnée le 12 juin 2007 à Bonneville. Un dossier au format PDF donne, en plus de mon texte, une introduction de Jacky Poulain, au nom de l’AREN 74, une conclusion de Thierry Coulon, au nom de l’AME 74, ainsi que divers documents liés, dont quelques photos. Dossier réalisé par Luc Jouvenceau, l’indispensable de la philosophie : Thèmes – Auteurs PDF d’élève présent à la conférence.


Cet ouvrage réunit l’essentiel des connaissances exigées en philosophie et culture générale dans les classes préparatoires. Il permet d’accéder à une culture philosophique indispensable pour le traitement des sujets d’écrit et d’oral. L’indispensable de la philosophie contient une histoire de la philosophie organisée par ordre chronologique et grands auteurs, puis par thématiques : métaphysique, politique, morale. Une approche pensée pour les étudiants d’hypokhâgne et de khâgne, de licence de philosophie, des classes préparatoires HEC et pour les élèves issus des baccalauréats scientifiques et littéraires qui se destinent à ces études.

Difficultés scolaires, échecs, troubles, handicaps, cette accumulation de concepts disparates est probablement significative du désarroi de nombre d’enseignants spécialisés face aux évolutions récentes, tant institutionnelles que « culturelles ». Ces différents termes et leurs usages dans notre domaine présentent des enracinements historiques très variables. D’usages très divers, il est probablement utilisé de longue date dans un contexte scolaire, sans signification bien arrêtée, pas même actuellement. Le terme échec est certes d’origine très ancienne, mais la problématique de l’échec scolaire ne s’est vraiment imposée qu’à partir des années 1960, en lien avec la généralisation de l’enseignement secondaire. Autre remarque, ces termes n’appartiennent pas réellement aux mêmes champs de pensée. Difficultés scolaires et échecs sont utilisés dans le champ scolaire, donc dans le domaine de ce que l’on nomme les sciences de l’éducation.

Handicaps et troubles, aux sens qui nous intéressent ici, relèvent clairement du domaine médical. Est-elle le signe de l’incapacité de l’élève ou de sa rébellion ? Il n’y a évidemment pas de réponse univoque à ces questions, ou, plutôt, toutes les réponses possibles sont certainement correctes dans certains cas. Il faut d’abord poser que les difficultés scolaires sont normales. La difficulté de nombre d’enseignants, qui ont souvent été des élèves suradaptés à l’école au point de ne pas vouloir ou pouvoir la quitter, tend à elle seule à aggraver les difficultés normales de leurs élèves.

L’échec scolaire Le terme échec renvoie à tout autre chose. La dénomination de ce jeu vient du mot persan , shah, qui signifie « roi ». Encore une étymologie savoureuse : l’enfant en échec scolaire est-il un shah ? La solution à l’échec scolaire est-elle dans la pédagogie du jeu ? L’échec scolaire n’a que secondairement à voir avec les difficultés des apprentissages scolaires. Il est d’abord déterminé par la confrontation à la norme scolaire.

Refus conscient ou inconscient de la norme scolaire ou incapacité provisoire ou définitive à l’atteindre, l’échec scolaire se définit avant tout par cet écart par rapport à la norme scolaire. Que certaines difficultés d’apprentissage aient plus à voir avec des difficultés intrinsèques de l’élève à apprendre qu’à une forme quelconque de résistance de sa part à la scolarisation n’est évidemment pas contestable. Le modèle dominant d’explication des difficultés scolaires a longtemps été en France le modèle sociologique de Pierre Bourdieu et des nombreux auteurs qu’il a inspirés. Des analyses d’inspiration sociologique peuvent cependant aller plus loin. Tout élève en difficulté est désormais susceptible d’être assimilé à un handicapé.

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