L’exode des pieds-noirs 1962-2012 PDF

L’exode des pieds-noirs 1962-2012 PDF

Entrée  – L’exode des pieds-noirs 1962-2012 PDF  –   Périodes-raisons  –   Qui étaient-ils? Il sera , le plus souvent laissé à l’initiative de bonnes volontés.


18 mars 1962 : les accords d’Evian sont signés entre le gouvernement français et le FLN. Ils mettent fin à plus d’un siècle de colonie française et huit années de guerre. Des centaines de milliers de Français d’Algérie sont rapatriés en métropole, principalement entre les mois d’avril et de juillet 1962. Ce livre se veut un témoignage sensible et non politique sur cet événement déchirant, sur cet arrachement à la terre natale. Qui sont ces  » rapatriés d’Algérie « , ces  » pieds-noirs  » ? Rappelons que ce terme désigne les  » Français d’origine européenne installés en Afrique du Nord jusqu’à l’époque de l’indépendance  » (Larousse). Ils proviennent de trois communautés : une communauté européenne (pieds-noirs catholiques, protestants et juifs ashkénazes), une petite communauté juive séfarade et une communauté musulmane minoritaire (dont les harkis, supplétifs de l’armée française). Ils s’installeront principalement à Marseille, à Nice et à Port-Vendres (Languedoc-Roussillon).

En janvier 1962 plus de la moitié des français interrogés ne se sentent pas ou plus solidaires des Français d’Algérie. Ce sont des vacanciers un peu pressés d’anticiper leurs congés » pour Robert Boulin alors secrétaire d’état aux rapatriés. Robert BOULIN, conseil des Ministres du 30 mai 1962. 17 juin 1962, au Conseil des Ministres, Robert BOULIN récidive : « Entre le 1er juin et le 26 juin, il a été enregistré 169 000 retours vers la métropole.

Ce rythme de passages correspond exactement à celui des départs de juillet 1961. Les Français d’Algérie qui débarquent en métropole font l’objet d’une froide indifférence, ou, même d’appréhensions. On ne sait d’où ils viennent ni si ils sont  » vraiment  » français. Jugés premiers responsables du conflit qui vient de se terminer et qui a coûté la vie de trop nombreux soldats métropolitains, ils ne semblent pas  » mériter  » que l’on porte sur eux le regard compatissant que beaucoup espèrent.

Conseil des Ministres du 25 juillet 1962, Robert BOULIN affirme : « La plupart des « repliés » à Marseille ne tiennent pas à travailler ! L’accueil fut en quelques occasions trop rares compatissant voire chaleureux. Source : CCIMP – MQ 4. Tous les Français rapatriés, qu’ils aient besoin ou non d’une aide matérielle, doivent avant tout se sentir entourés d’une atmosphère de sympathie et de compréhension. De tout temps, en France, une épreuve nationale appelait aussitôt, dans un sentiment de solidarité, l’aide de tous les Français en faveur des victimes.

Journal Officiel du Samedi 16 Septembre 1961, Avis et rapports du Conseil Economique et Social, Séances des 25 et 26 Juillet 1961,  » Problèmes posés par la réintégration des Français d’outre-mer dans la communauté nationale « , p. 1002 Mais il fut le plus souvent, agressif. Marseille a 150 000 habitants de trop. Que les Pieds-Noirs aillent se réadapter ailleurs ! QUI VIENNENT MANGER LE PAIN DES FRANCAIS. Ils ont une drôle d’allure, ces passagers en provenance d’Algérie! Ne laissons pas les repliés d’Algérie devenir une réserve du fascisme.

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