L’Evangile de Matthieu : Tome 2 PDF

L’Evangile de Matthieu : Tome 2 PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les relations entre ces trois textes ont très tôt intéressé l’Evangile de Matthieu : Tome 2 PDF exégètes, et une thèse s’est imposée rapidement pour rendre compte de leurs similitudes et de leurs différences par la faiblesse de la mémoire humaine.


Griesbach a supposé que les évangiles de Luc et de Marc s’inspiraient de celui de Matthieu. Depuis, de nombreuses hypothèses ont été proposées afin de résoudre cette question. 1838 la théorie des deux sources communes à Matthieu et à Luc : d’une part le texte de Marc, d’autre part un recueil de paroles de Jésus. Cette théorie est aujourd’hui admise par la communauté des chercheurs.

Article détaillé : Transmission orale des évangiles. Avant d’être consignés sous une forme écrite, les premiers enseignements du christianisme furent transmis oralement. Des quatre évangiles canoniques, trois sont appelés évangiles synoptiques depuis les travaux de Johann Jakob Griesbach, qui, en 1774-1775, publie une édition critique du Nouveau Testament. C’est ce que fit d’ailleurs Griesbach dans le tome 1 de son ouvrage. Enfin, Luc aurait été le compagnon de l’apôtre Paul et aurait écrit son évangile et les Actes des Apôtres. Cependant, il est maintenant admis que les évangiles selon Matthieu et selon Luc dépendent d’une version de l’évangile selon Marc et que celui attribué à Jean ne doit probablement rien à l’auteur de l’Apocalypse. 75 — a précédé de dix ou vingt ans ceux de Matthieu et de Luc.

Lorsque les premières communautés chrétiennes se constituent, elles cherchent à garder les enseignements du Christ transmis par les disciples. La forme orale est la première à être utilisée. Des paroles, des récits, des enseignements de Jésus sont conservés et utilisés lorsque le besoin s’en fait sentir. Cependant, ces dates incertaines varient selon les auteurs qui proposent des chronologies en se basant sur les textes évangéliques, les conditions supposées de leurs transmission et les liens qu’il est possible de faire avec des évènements ou des textes antiques. Les évangiles, même s’ils sont des objets uniques, ont cependant subi l’influence de genres littéraires.

Articles détaillés : Sondergut, Théorie des deux sources, Source Q et Harmonie des Évangiles. Chacun des évangiles comporte des parties qui lui sont propres, et qui ne se retrouvent donc pas dans les deux autres. On trouve aussi des passages qui se retrouvent dans deux des évangiles, voire dans les trois. Les trois évangiles synoptiques présentent le message christique de la même façon. Après le prêche de Jean le Baptiste et le baptême de Jésus, ce dernier traverse la Galilée pour délivrer sa prédication et accomplir des miracles.

Par ailleurs, des suites entières d’épisodes se retrouvent dans deux ou trois évangiles. Ainsi, les trois évangélistes font se succéder de la même façon la  confession de Pierre , l’ annonce de la Passion  et la  Transfiguration . La place de certains épisodes n’est parfois pas identique d’un évangile à l’autre. Ainsi Luc décrit l’institution des douze apôtres avant les miracles de Jésus, alors que Marc la place après ces miracles. Les ressemblances et les différences entre les trois évangiles ont très tôt suscité des interrogations. La première réponse apportée fut d’expliquer ces différences par l’infidélité des souvenirs.

Les textes ayant été écrits bien après la mort du Christ, il apparaissait normal que la mémoire des témoins soit vacillante et incertaine, même si la trame générale était la même. Gotthold Ephraim Lessing suggère que les trois évangiles synoptiques auraient une origine unique, un proto-évangile qui aurait servi de sources aux trois évangélistes. Ceux-ci auraient choisi des passages d’un texte écrit par les apôtres et qui aurait raconté toute la vie de Jésus. Ce proto-évangile peut être long, comme l’écrit Gotthold Ephraim Lessing en 1778, mais cette hypothèse a été réfutée, car il semble improbable que les évangélistes, et surtout Marc, se soient satisfaits de résumer un texte sacré. Le proto-évangile a aussi été pensé comme bien plus court. Dans ce cas, le processus de création est plus complexe, puisqu’il suppose que cet évangile originel aurait évolué en trois évangiles.

Plutôt que d’imaginer un seul texte, certains auteurs, à l’instar de Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher, imaginent qu’il a existé un grand nombre de documents brefs développant l’un un miracle, l’autre une parabole, etc. Lorsque les apôtres se retrouvent seuls et commencent à parcourir le monde pour prêcher le message christique, ils se basent sur leurs souvenirs pour répondre aux questions des nouveaux convertis. L’enseignement est donc diffusé dans les premières communautés sous forme orale. Des formes de récit se distinguent ensuite et se figent comme paraboles, récits de miracles, opinions et récits de la vie de Jésus, pour accueillir les différents messages. Par ailleurs, à partir de cette hypothèse, il se peut qu’à côté d’un évangile premier utilisé par les deux autres se soit trouvé un autre texte, la  source Q , qui aurait permis de compléter leur travail. Johann Jakob Griesbach est le premier auteur moderne à avoir proposé ce modèle pour expliquer les ressemblances et les différences entre les trois évangiles synoptiques.

De ce fait, il reprend et actualise une théorie déjà émise par Augustin dans son De consensu evangelistarum. Cette hypothèse permet de rendre compte des identités entre Matthieu et Luc contre des versets de Marc. Celui-ci aurait adapté les autres évangiles pour qu’il soit mieux reçu par les personnes qu’il cherchait à convertir à Rome. La théorie des deux sources est plus complexe que les précédentes, car elle fait l’hypothèse de l’existence d’autres textes ayant servi à l’écriture des évangiles. Cette source  Q  est hypothétique et aucun parchemin n’a jamais été retrouvé qui confirmerait son existence. Le quatrième évangile canonique est l’évangile selon Jean.

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