L’action extérieure des collectivités territoriales : Bilan et perspectives PDF

L’action extérieure des collectivités territoriales : Bilan et perspectives PDF

L’action extérieure des collectivités territoriales : Bilan et perspectives PDF’objectif général de ce forum est de jeter les bases d’un dialogue permanent et inclusif de la pluralité des acteurs et des échelles de gouvernance. Assemblée nationale, Conseil économique et social, médiateur du Faso, départements ministériels, Secrétariat permanent du MAEP, etc.


Les actions internationales des collectivités territoriales se sont développées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, sous la forme initiale des jumelages. Depuis, ces actions se sont diversifiées (développement d’actions à caractère humanitaire, de coopération et de développement). Cet ouvrage fait le point sur l’évolution du cadre juridique depuis une vingtaine d’années. Il est particulièrement d’actualité, avec l’adoption de la loi Thiollière (février 2007) qui reconnaît aux collectivités une pleine compétence en matière d’action extérieure.

Il a été parrainé par Monsieur Soungalo Apollinaire OUATTARA, Ministre de la Fonction publique du travail et de la sécurité sociale, par ailleurs auteur d’un ouvrage sur « Gouvernance et libertés locales : pour une renaissance de l’Afrique ». La présente note résume la quintessence des travaux du forum, notamment l’analyse diagnostique des questions de gouvernance au Burkina Faso, les enjeux ainsi que des propositions et perspectives post-forum. Burkina Faso, les enjeux majeurs actuels et des propositions pour une gouvernance en phase avec les aspirations des populations et une citoyenneté responsable. Sa communication a porté sur la présentation de ARGA ses acquis, sa philosophie et le dispositif d’animation. La deuxième communication a été présentée par Monsieur Raogo Antoine SAWADOGO, Président du Laboratoire Citoyennetés.

Sa communication a porté sur le thème « action publique et citoyennetés : les chaînons manquants d’une réconciliation entre gouvernants et gouvernés ». Sa communication a permis ainsi de comprendre le MAEP et les engagements pris par le Burkina Faso pour sa mise. Ces trois communications introductives ont permis de camper le débat dont la modération a été assurée par Monsieur Luc Marius IBRIGA, Enseignement de droit à l’Université de Ouagadougou . Le Burkina a réalisées des avancées significatives en matière de gouvernance au cours de cette dernière décennie. Force est cependant de reconnaitre que malgré tous ces efforts la situation de la gouvernance reste très en deçà des attentes des populations.

Cette faiblesse est liée à la faible intégration des principes et règles de bonne gouvernance aussi bien au niveau de l’implication des citoyens à la gestion des affaires publiques que les pratiques et les cultures institutionnelles des gouvernants. Toutefois, comme l’a souligné, le parrain « la gouvernance est un processus d’apprentissage quotidien et collectif de règles et de principes autour desquels les sociétés humaines conviennent pour gérer le bien commun, réguler les rapports entre l’individu et le groupe ou entre groupes sociaux cohabitant sur les mêmes espaces territoriaux ». Les manifestations de la crise de la gouvernance qui ressortent des trois communications introductives ont permis d’ouvrir les débats qui se sont déroulés sans passion et surtout, dans un esprit constructif. Plusieurs raisons expliquent cette crise de gouvernance. Le déficit de dialogue est un fait réel. Ce qui n’est pas négatif dans l’absolu. Cependant, ces espaces ne jouent pas réellement leur rôle.

Le déficit de dialogue est aussi lié au problème de communication entre gouvernants et gouvernés. Ils ne sont pas toujours accessibles par la majorité des populations. Comme l’a relevé, Boureima Ouedraogo, l’un des principaux goulots d’étranglement de la gouvernance et de l’Etat de droit au Burkina Faso, est l’absence de débats citoyens, la faiblesse de la participation et du contrôle citoyens de l’action publique. Toute chose qui peut contribuer, de son point de vue, à délégitimer cette action publique qui n’a de sens que dans la mesure où elle répond aux aspirations des populations. Au déficit de dialogue, s’ajoute la rupture réelle entre l’élite intellectuelle et les autres groupes sociaux de bases, entre les collectivités locales et les citoyens, entre l’administration publique et les usagers, entre Etat et collectivités territoriales. Raogo Antoine Sawadogo aborde cette problématique du déficit de dialogue sous l’angle de « chaînons manquants d’une réconciliation entre gouvernants et gouvernés ». Pour lui, l’une des causes majeures de cette rupture reste l’exclusion d’une bonne partie de la population dans la gestion des affaires publiques.

Un autre déficit important de gouvernance au Burkina Faso, est l’absence de vision partagée dans le long terme. Naturellement, ces projections dans l’avenir ne sont connues que des seuls gouvernants ou des élites intellectuelles. MAEP Monsieur Jean-Baptiste NATAMA qu’il s’agit ici d’un « défit herculéen ». Sur le plan économique, les participants au forum ont relèvé le paradoxe burkinabé avec une croissance constamment vantée par les pouvoirs publics sans que cela n’ait une incidence sur les conditions de vie des populations dont la majorité ploie sous une pauvreté endémique. Est-ce parce que cette croissance profite aux seuls gouvernants ou est-ce parce qu’elle est fictive ? Ou est parce croissance démographique neutralise celle.

Du côté des citoyens, le forum a insisté sur la faible culture citoyenne des populations qui constitue avec le déficit de dialogue et la production des exclusions, les « trois panes de la gouvernance » que Monsieur Raogo Antoine Sawadogo a partagé au forum. Cette faible culture citoyenne s’explique principalement par les cultures politiques et institutionnelles qui président à la gouvernance de nos Etats. Pour le forum, la crise de la gouvernance conduit inexorablement à des ruptures qui s’expriment sous diverses formes. Par exemple la crise sociopolitique qui secoue le pays depuis le premier semestre de l’année 2011, a montré qu’en l’absence de cadres organisés d’expression et de prise en charges des préoccupations des citoyens, la violence s’installe comme la seule alternative. 2009 et qui résument bien les problèmes soulevés plus haut. Ces questions ont été soumises aux débats du forum par Jean-Baptiste Natama. Les crises cycliques qui ont marqué l’histoire récente du Burkina Faso ont toujours été des moments d’entreprendre des réformes politiques et institutionnelles pour ramener la paix.

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