Je suis comme vous, unique !: Prix du Livre Numérique 2012 et Coup de Coeur des Lecteurs PDF

Je suis comme vous, unique !: Prix du Livre Numérique 2012 et Coup de Coeur des Lecteurs PDF

Please forward this error screen to cloud1. Wattpad : le Youtube de l’écriture ? Pourquoi nous sommes-nous détournés des librairies ? Image : Une vieille enseigne de librairie à Je suis comme vous, unique !: Prix du Livre Numérique 2012 et Coup de Coeur des Lecteurs PDF photographiée par par Sean Ganann.


Vingt-cinq ans. C’est l’heure du premier bilan et aux yeux d’Emma, il est moyen, voire complètement nul.

Jeune et déjà ex-journaliste, cette Parisienne pétillante et mille fois reconvertie vient de poser ses bagages aux Galeries Lafayette, maison incontournable pour toute nana mordue de mode. Excitée à l’idée de débuter sa première journée de travail, Emma n’oublie cependant pas ses amours en crise et la période orageuse que traverse sa maman. Mais la pin-up a tendance à voir la vie plus rose que grise, comme elle préfère croquer dans un mille-feuille plutôt que de s’étouffer avec un yaourt 0%.

Aujourd’hui Emma remet les compteurs à zéro pour faire de sa vingt- cinquième année, son année. Advienne que pourra !

Cette raison repose dans les transformations de nos pratiques culturelles. Qu’on s’en désole ou qu’on s’en félicite, nos modalités de consommation, à l’heure de l’hyperconsommation que décrit très bien Gilles Lipovetsky dans Le bonheur paradoxal, me semblent également à prendre en cause. S’il reste encore des gens qui ont la culture de l’imprimé et uniquement de l’imprimé, les plus gros lecteurs sont devenus des gens aux pratiques culturelles multiples, qui ont intégré les écrans dans leurs modes de consommation culturelle. La montée du consommateur occasionnel On n’a jamais vendu autant de livres annuellement, mais nos modes de consommation ont changé en 20 ans.

Tout d’abord, si nous sommes plus nombreux, nous achetons globalement moins de livres chacun. Un Français sur deux n’en achète jamais ! Cela signifie que ceux qui demeurent des gros lecteurs demeurent avant tout des gros acheteurs. Les lecteurs occasionnels se sont réduits et ont tendance à acheter moins.

Le fait qu’ils aient tendance à moins acheter les détourne de la librairie, car en ne vendant que du livre, la librairie s’adresse essentiellement au gros acheteur. Mais il franchit de moins en moins la porte de la librairie. Le profil des personnes qui achètent des livres régulièrement n’a guère évolué en 10 ans : les femmes sont plus nombreuses que les hommes et la propension à acheter dépend toujours autant du niveau de diplôme et du milieu social. Pourtant, comme le montre Olivier Donnat dans sa remarquable Enquête sur les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique, parmi ceux qui lisent le plus, il y a désormais deux profils de lecteurs. Pour le dire autrement, alors que les bibliothèques sont devenues des médiathèques pour répondre à la diversification des publics, de l’offre et des demandes, les librairies, elles, sont restées des librairies. Amazone et Apple notamment- ou personne ne les juge puisqu’il n’y a pas de personnel pour les juger.

Assurément, puisque les librairies qui se maintiennent le mieux dans la crise, sont souvent les plus grosses, comme le souligne l’étude Xerfi, c’est que le choix et la diversité sont devenues des valeurs primordiales pour les hyperconsommateurs que nous sommes devenus. Image : Nous attendons la poésie, par J. L’illusion de la proximité et du conseil  Oui, l’accueil n’est réellement pas le point fort du commerce français. Tout le monde a pu en juger par lui-même. Internet lui est discret, on n’est pas vu, pas jugé, et en guise d’aide on se laisse conseiller par l’algorithme qui vous  calcule  votre besoin .

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