Identité, langue et nation : Qu’est-ce qui se joue avec les langues ? PDF

Identité, langue et nation : Qu’est-ce qui se joue avec les langues ? PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’identité de l’individu est, identité, langue et nation : Qu’est-ce qui se joue avec les langues ? PDF psychologie sociale, la reconnaissance de ce qu’il est, par lui-même ou par les autres. La notion de construction d’identité sexuée fait référence à la manière dont l’enfant prend conscience de son genre, et se construit une représentation de son rôle de genre.


Aujourd’hui, mieux vaut être bilingue, voire polyglotte, pour réussir… Les langues sont bien sûr des instruments indispensables à la communication – et elles sont à cet égard très inégales -, mais toutes, même les moins répandues, charrient aussi des valeurs affectives liées à la découverte du monde environnant, valeurs d’appartenance ou de référence à des groupes sociaux, ethniques ou nationaux, qui fondent, parce qu’elles les symbolisent, notre identité personnelle et collective. Les langues constituent de véritables enjeux et sont au coeur de stratégies, conscientes ou non, qui, entre racines et métissages, entre mondialisation et écolinguistique, touchent à des modèles sociaux et de développement dont le choix est lourd de conséquences, aussi bien au plan individuel qu’à l’échelle de l’humanité. Parce qu’elles reposent sur des concepts flottants et imbriqués, ces questions, générales et particulières, dont on peut constamment mesurer l’actualité et l’importance, requièrent d’autant plus notre attention qu’on les instrumentalise volontiers.

La notion d’identité en sociologie renferme toute la problématique du rapport entre le collectif et l’individuel, le déterminisme social et la singularité individuelle. Elle englobe trois caractères qui vont ensemble :  constance, unité, reconnaissance du même. La perception intime d’identité personnelle s’appelle ipséité. Gérard Noiriel et, avec lui de nombreux historiens de la nationalité et de l’immigration, ont souligné la notion de travail d’identification de l’État.

L’État conçoit des catégories pertinentes à son action, depuis la nationalité jusqu’aux catégories d’âge et de profession, et met en place les outils permettant d’identifier à qui ces notions s’appliquent ou non. La psychologie sociale étudie la perméabilité de l’identité individuelle à la pression collective, développant, notamment, la notion de rôle social. Il arrive ainsi à une théorie de l’ étiquetage , stigmatisation de l’individu, au fonctionnement proche d’une prophétie autoréalisatrice. Pierre Bourdieu développe la notion d’habitus : disposition pratique et symbolique organisant et structurant les pratiques et les représentations, sans objectif ni organisation conscients. Renaud Sainsaulieu distingue ainsi quatre types d’ identité au travail  : l’identité fusionnelle, l’identité de retrait, l’identité de négociation et l’identité affinitaire. Claude Dubar de son côté distingue quatre  identités professionnelles  : l’identité d’exclusion, l’identité bloquée, l’identité de négociation individualisée et l’identité affinitaire.

En géographie, la notion d’identité est majoritairement mobilisée pour étudier la relation concrète ou symbolique des individus ou des groupes sociaux à l’espace. Cette approche suggère que des entités sociales découlent des entités géographiques, qui les inscrivent toutes deux dans la durée. Les groupes sociaux influent directement sur le territoire, en valorisants certains objets, qui vont faire office de médiateurs. On peut ainsi considérer que des entités sociales découlent des entités géographiques, qui les inscrivent toutes deux dans la durée. On peut trouver une approche de ce type dans le Tableau de la géographie de la France de Vidal de la Blache. Une autre critique consiste à mettre en garde contre une surestimation de l’importance du territoire dans les processus identitaires.

Jean-Paul Codol,  Une approche cognitive du sentiment d’identité , Information sur les sciences sociales, Londres et Beverly Hills, Sage, vol. Hanna Malewska-Peyre, L’identité comme stratégie, in  Pluralité des cultures et dynamiques identitaires, Hommage à Carmel Camilleri , Jacqueline Costa-Lascoux, M-A Hily et G. Social catégorisation and intergroup behavbiour, European Journal of Social Psychology , 1, 149-178 cité et traduit par Geneviève Vinsonneau, Inégalités sociales et procédés identitaires, Armand colin, Paris, 1999. Naissance de l’état civile républicain » dans État, nation et immigration. Vers une histoire du pouvoir, Paris, Gallimard, 2001, pp. Dortier 1998, pages 270 à 276.

APPADURAI Arjun, Après le colonialisme . Histoire de la pensée géographique, Paris, CTHS, 2000-2005, 3 volumes, cité dans Debarbieux 2006, p. Guérin-Pace 2006, cité dans Petite 2011, p. FOURNY, Marie-Christine, Identités et dynamiques territoriales. Thèse d’habilitation à diriger des recherches, Grenoble, Université Joseph-Fournier, 2005, p. DI MEO, Guy et BULEON, Pascal, L’espace social.

Lecture géographique des sociétés, Paris, Armand Colin, 2005, cité dans Petite 2011, p. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. La bibliographie et les liens externes sont à corriger. Les sciences humaines : Panorama des connaissances, Paris, Sciences Humaines Éditions, 1998, 487 p. Les usages sociaux des handicaps, Paris, Éd. Edmond Marc Lipiansky, Psychologie de l’identité, Paris, Dunod, 2005. Mary,  l’identité dédialectisée , Trickster, no 9, Padoue, septembre 2010.

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