Histoire générale de la Tunisie, tome 1 : L’antiquité PDF

Histoire générale de la Tunisie, tome 1 : L’antiquité PDF

Cette page est en semi-protection histoire générale de la Tunisie, tome 1 : L’antiquité PDF. Masque carthaginois du VIIe-VIe siècle av.


En 218 av. J.-C. Hannibal conduit son armée et ses éléphants à travers les Pyrénées et les Alpes, et après les célèbres batailles de Trasimène et de Cannes, met Rome à deux doigts de sa perte. Soixante-douze ans plus tard – en 146 avant J.-C. – Carthage cède devant les légions de Scipion Emilien, le Sénat romain décrète sa destruction. Cet acte met fin à près de dix siècles d’histoire au cours desquels les Puniques, venus de leur lointaine Phénicie construisirent sur la terre tunisienne une brillante civilisation maritime et marchande. La République aristocratique de Carthage devint l’une des grandes métropoles de la Méditerranée. Devenue romaine l’Africa ne tarda pas à se hisser au rang des provinces les plus prospères et les plus urbanisées de l’Empire. Les musées de Tunisie sont pleins aujourd’hui des témoignages de cette brillante civilisation. Combien savent que la plus grande collection de mosaïques romaines dans le monde y est exposée ? Et combien parmi ceux qui lisent Apulée, Tertullien et Saint Augustin se souviennent que ces grands hommes ont grandi à l’ombre des murs de Carthage ? Ce livre écrit avec talent par quatre éminents spécialistes nous conte l’histoire riche et passionnante d’un pays qui a été au azur des grands évènements du passé méditerranéen. Une illustration abondante et largement commentée, des cartes et des plans clairs et précis, des annexes facilitant l’accès a l’ouvrage… font de ce livre un outil indispensable au chercheur et à toute personne intéressée par l’histoire de la Tunisie en particulier et celle de la Méditerranée en général.

Ces sources rédigées par des étrangers ne sont donc pas toujours dénuées de préjugés. Carthage telle que la décrivaient les auteurs anciens, mais d’autres non, beaucoup de découvertes restant encore peu probantes. Comme tous les comptoirs phéniciens, Carthage doit, en signe d’allégeance et de piété, verser un tribut à Tyr. Le terrain sicilien est le lieu d’affrontement des Puniques et des Grecs dans le long cycle des guerres siciliennes aux Ve-IVe siècles av. Après la destruction de 146 av. Colonia Iulia Karthago, même si elle ne regagne jamais l’importance qui fut la sienne : elle retrouve cependant une certaine aura au travers de son rôle de capitale proconsulaire puis de son rôle important dans la diffusion du christianisme.

De profonds changements ont lieu vers 1200 av. On y parle alors une langue sémitique nommée le phénicien, semblable à l’araméen, à l’hébreu et à l’arabe anciens. Face à un arrière-pays limité, le développement ne pouvait venir que de la mer. Tyr qu’ils fondent des postes commerciaux à travers le bassin méditerranéen. Le terme  Puniques  qui qualifie les Phéniciens d’Occident signifie  phénicien  en latin.

Ils fondent donc ces comptoirs à des fins commerciales — pour payer le tribut exigé par Tyr, Sidon et Byblos — mais aussi par crainte d’une totale emprise des Grecs sur la Méditerranée qui signifierait la ruine de leur commerce. Méditerranée occidentale sont Lixus, Gadès en 1110 av. En outre, Carthage possédait des cités dans la péninsule Ibérique et, dans une moindre mesure, sur les côtes de l’actuelle Libye. Sicile, en Sardaigne et aux îles Baléares. Si Tyr reste le centre économique et politique du monde phénicien, la cité perd peu à peu son pouvoir à la suite de nombreux sièges, jusqu’à sa destruction par Alexandre le Grand. Melqart, pour accéder au pouvoir et surtout lui voler ses richesses.

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