Histoire de l’art, N° 64 : Interactions et transferts artistiques PDF

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Le 4 octobre 2013 à Berne, des militants du revenu de base ont célébré le succès d’une initiative populaire qui a récolté plus de 125 000 signatures de soutien à la tenue d’un référendum sur le revenu de base. En juillet 2015 à Angoulême, entre une banque et un pôle emploi, le groupe ART112 propose une réflexion sur le capitalisme et le revenu de base. Le revenu de base, encore appelé revenu universel ou allocation universelle, est une somme d’argent versée par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni histoire de l’art, N° 64 : Interactions et transferts artistiques PDF ou absence de travail.


L’âge est parfois un critère discriminatif. Ce mode de fonctionnement économique est appliqué dans quelques pays ou à titre expérimental dans certaines zones. La branche libérale considère qu’il convient d’accorder une certaine somme d’argent aux citoyens, tantôt  filet de sécurité , tantôt  capital de départ , pour qu’ils puissent consommer et participer à la vie de la société. C’est la valeur des améliorations uniquement, et non la Terre elle-même, qui doit être la propriété individuelle. Voltaire imagine la valeur locative de l’ensemble des arpents du royaume répartie entre tous ses sujets, et tombe sur la somme de quarante écus. Son héros se débrouille tant bien que mal pour vivre avec cette somme : pauvre, certes, mais libre puisque affranchi de tout travail. On a souvent justifié l’allocation universelle comme contrepartie à la propriété privée de la terre.

Par exemple, quelqu’un n’a pas le droit de s’approprier l’unique source d’eau dans un désert. Cette idée est aussi connue sous le nom de crédit social ou dividende social depuis 1920, par les travaux de Clifford Hugh Douglas. Il diffuse ses réflexions via la revue La Grande Relève. Article détaillé : Voies de financement d’un revenu de base. Ces propositions peuvent être regroupées en trois familles : la redistribution, la création monétaire, et l’approche par les biens communs.

583 milliards d’euros, mais ce système est alors conçu comme venant en remplacement de l’actuel système d’aide sociale, qui coûte 735 milliards. Ainsi, tous les ménages, y compris les plus pauvres, paieraient un impôt. Pour Philippe Van Parijs, le financement de l’allocation universelle doit contribuer à l’équité et diminuer les inégalités. L’emploi est devenu une ressource rare et très inégalement répartie. Majoritairement il fournit des avantages directs et indirects enviables. L’équité exige que la valeur des privilèges attachés à l’emploi soit distribuée de manière égalitaire.

Des montants adaptés doivent permettre de vivre décemment du seul revenu de base. Le pari de l’allocation universelle est que l’insertion sociale ne peut se construire sur la contrainte mais sur la confiance placée dans les bénéficiaires de ce nouveau droit. Une utopie, sans doute, pour tous ceux qui n’accordent aucune confiance aux individus et pensent que seule la contrainte de  gagner son pain à la sueur de son front  est le meilleur garde-fou contre la paresse. C’est manquer la véritable nature de l’homme.

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