Gastronomie et identité culturelle française : Discours et représentation (XIX-XXe siècles) PDF

Gastronomie et identité culturelle française : Discours et représentation (XIX-XXe siècles) PDF

Vue de la colonie de La Calle, chef-lieu de la Compagnie royale d’Afrique sur la côte de la Barbarie, 1788. Deux définitions qui s’opposent de  pied-noir  indiquent assez bien l’imprécision de ce terme. Français d’origine européenne installé en Afrique du Nord jusqu’à gastronomie et identité culturelle française : Discours et représentation (XIX-XXe siècles) PDF’époque de l’indépendance.


Le rapport entre la gastronomie et la France semble aller de soi. Peu après « l’invention du restaurant » à Paris à la fin de l’Ancien Régime, ce sont des Français, Grimod de la Reynière, Antonin Carême, Brillat-Savarin et d’autres qui fondent la gastronomie en élaborant un discours entièrement nouveau sur les plaisirs de la table. Au cours du XIXe siècle, de nombreux chefs français, et notamment ceux qui exercent leur talent à l’étranger, codifient une « haute cuisine » internationale. La gastronomie française se montre à la fois capable de recréer, en les « nationalisant », les cuisines régionales, et d’assimiler de nombreux produits et procédés provenant de cuisines étrangères. Les textes qui affirment son incontestable supériorité et son caractère national ne cessent alors de se multiplier, tandis qu’à l’étranger se modèlent, à travers l’examen de sa cuisine et de son art de vivre, des représentations de la France et des Français. Quelle identité culturelle française discours et représentations gastronomiques dessinent-ils depuis deux siècles ? S’éloigne-t-on nettement des conceptions présentes dans les textes fondateurs et normatifs de la première moitié du XIXe siècle ? Peut-on qualifier de rupture les mutations des dernières décennies qui se caractérisent, à la fois par un renouveau des « cuisines de terroir », parfois marqué par un repli identitaire régional, et par une diversification croissante des sources et des inspirations de la « haute cuisine » qui affaiblit la place internationale de la gastronomie française ? Une édition largement illustrée.

Le seul groupe commun aux deux définitions est celui des Français d’Algérie descendants d’émigrants européens, et  rapatriés  dans les années 1960. L’exclusion, par l’une ou l’autre définition, des rapatriés du Maroc et de Tunisie, ou des Juifs séfarades et des descendants d’autochtones de citoyenneté française  rapatriés  d’Algérie, reflète l’attitude d’acceptation ou de refus de l’expression  pied-noir  par les membres de ces groupes. 1830, se sont installés en Algérie pour en faire une colonie de peuplement. Français, les Turcs et les Arabes. D’autre part, les deux définitions n’ont pas la même extension temporelle : le Robert réserve l’appellation aux personnes contemporaines de la guerre et du départ d’Algérie, alors que Larousse semble lui donner une valeur rétroactive. Dès lors, selon la définition du Larousse, les colons installés dès 1560 dans les  possessions françaises sur la côte septentrionale de l’Afrique , telles que le Bastion de France et La Calle, sont considérés comme des pieds-noirs qui s’ignoraient.

L’origine de l’expression fait l’objet de plusieurs hypothèses. Ces chauffeurs étant souvent algériens,  pied-noir  a ensuite désigné, par extension, un Algérien. Son emploi actuel n’est attesté qu’en 1955. Après une journée dans les marais, la couleur des pieds des premiers colons qui ont cherché à sécher les marais de la Mitidja pour en faire une terre cultivable, au prix de milliers de morts de la malaria.

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