Femmes greniers et capitaux PDF

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Divers dénombrements de population ont été réalisés en France avant le  recensement des paroisses et feux des Bailliages et Sénéchaussées de France  de 1328. Mais ce dernier n’était pas un véritable recensement de la population mais de  feux fiscaux . Il sera suivi de plusieurs autres, le plus souvent limités à une portion du territoire. Le premier recensement  moderne  au niveau national aurait ainsi été celui ordonné en femmes greniers et capitaux PDF par Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain.


Celui-ci sera suivi par divers recensements, dénombrements et enquêtes nationales conduits à intervalles irréguliers. Dès l’époque gauloise, divers dénombrements de population, souvent limités aux adultes, ont été réalisés. Progressivement, la pratique du dénombrement des  feux  se développera alors que les registres paroissiaux offraient une alternative pour réaliser des statistiques sur la population. Dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, Jules César indique que des tablettes en caractères grecs contenant les résultats d’un recensement de 368 000 personnes ont été découvertes dans un camp helvète. En 786, Charlemagne fit dénombrer  tous ses sujets de plus de 12 ans astreints à prêter serment . Un recensement aussi célèbre que controversé sera celui des paroisses et feux des Bailliages et Sénéchaussées de France, dressé en 1328 par les officiers de finance du Roi Philippe VI de Valois. Il était destiné à lever les subsides pour l’expédition de Flandres.

Le document  Les Parroisses et les feuz des baillies et senechaussées de France  fournit un résumé des résultats. Ces recensements ayant été effectués pour servir de base à la levée des subsides, il est probable qu’ils ne couvraient ni les nobles, les prêtres, les moines et les clercs, qui en étaient exempts, ni les familles les plus pauvres. On comprend ainsi que les estimations de population puissent varier très largement d’un auteur à l’autre. Par exemple, le recensement de 1328 donnait le nombre de feux pour 24. 150 paroisses, les données pour environ 7. France qui ont pu être proposées.

Certains pouillés incluaient le nombre des redevables d’une paroisse, d’une abbaye, d’un doyenné, d’un diocèse, etc. En France, les registres paroissiaux ont existé depuis la fin du Moyen Âge. C’est à la suite de l’ordonnance de Villers-Cotterêts de François Ier en 1539 que leur usage deviendra répandu. Jusque-là, un seul registre servait parfois à enregistrer aussi bien les baptêmes, les mariages, que les sépultures, au fur et à mesure.

L’obligation du double exemplaire obligea les curés à dissocier les trois séries de registres paroissiaux. Mais l’existence d’un registre paroissial sur une longue période, aussi complet soit-il, ne donne en général pas de chiffre précis de population. Document de recensement de la population du Québec par Jean Talon. En 1664, l’intendant des finances Colbert adresse un mémoire aux maîtres des requêtes commis dans les généralités pour les charger d’une enquête générale financière, économique et sociale dans leur circonscription, qui inclut un dénombrement des paroisses, des feux et des personnes imposables âgées de huit ans et plus.

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