Elle court, elle court la famille… PDF

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Pochoir de Jef Aérosol représentant Amália Rodrigues, à Lisbonne. Elle a aussi été une grande ambassadrice culturelle du Portugal et sa voix lui a valu une réputation internationale. Elle a elle court, elle court la famille… PDF une carrière d’enregistrement et de représentations de quarante années.


Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.

Elle naît en 1920 dans la freguesia de Pena à Lisbonne. Sa mère et sa grand-mère la disent née le 14 juillet. Amália da Piedade Rodrigues est née à cinq heures et zéro minute, le 23 juillet 1920, dans une maison de la Rua Martim Vaz, 86-4º, dans la Freguesia de la Pena, à Lisbonne. Elle aurait donc été déclarée plus d’une semaine après sa naissance. Beira Baixa, près de Castelo Branco. 14 ans, elle décide de vivre avec ses parents, qui sont de retour dans la capitale portugaise.

Sa vie y est très différente de celle qu’elle menait avec sa grand-mère. L’union houleuse ne dure pas plus de deux ans. L’audition est un succès mais, devant l’opposition de sa famille, Amália décline l’invitation. Elle est décorée de l’ordre de l’Infant Dom Henrique par le président de la République de l’époque, Mário Soares. Durant cette période, elle traverse des problèmes financiers qui l’obligent à se défaire d’une partie de son patrimoine. Au fil des années, elle voit mourir Alain Oulman, son poète David Mourão-Ferreira et son mari, César Seabra, avec qui elle était restée mariée trente-six années durant.

En avril 1999, Amália se rend pour la dernière fois à Paris, afin d’être honorée par la Cinémathèque française, pour avoir tourné plusieurs films dans la ville. Elle sort un fado, le Fado de Peniche, en rapport avec la grande prison située dans le fort de la ville. Elle véhicule dans le monde entier la culture du Portugal, la langue portugaise et le fado et représente aujourd’hui un véritable mythe dans son pays. Tombe d’Amália Rodrigues au Panthéon national de Lisbonne. Son décès plonge les Portugais dans une grande tristesse. Le président de la République portugaise de l’époque, Jorge Sampaio, décrète un deuil national de trois jours.

Lors de ses funérailles, elle avait voulu que sa musique Grito soit chantée. La dépouille mortelle de la chanteuse est finalement transférée du cimetière de Prazeres au Panthéon national de Lisbonne le 8 juillet 2001. Elle est la première femme, parmi les Portugais illustres, à y entrer. Sa mort est un choc pour l’ensemble des Portugais, pour qui elle reste à jamais l’âme et la déesse du fado. Amália Rodrigues chante pour la première fois en public en 1929, lors de la fête de son école primaire Tapada da Ajuda. Grâce à cela, elle est reconnue comme une fadiste professionnelle et passe immédiatement en tête d’affiche. Peu de mois après, Amália Rodrigues chante dans d’autres grands clubs de la capitale comme le Solar da Alegria et le Café Luso.

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