Dimitri Chostakovitch PDF

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Ce n’est qu’à neuf ans qu’il commence le piano, poussé par les sollicitations de sa mère, mais, très vite, il se montre particulièrement doué. Un an plus tard, il entre à l’école privée de musique d’Ignaty Glasser, dimitri Chostakovitch PDF il travaille les sonates de Haydn et de Mozart, ainsi que les Préludes et Fugues de Bach.


Bien que cumulant les apprentissages de composition et de piano, Chostakovitch se destine alors plutôt à une carrière d’interprète. En février 1922, le père de Chostakovitch meurt d’une pneumonie. La famille Chostakovitch se trouve alors dans une situation matérielle précaire, ce qui conduira Dmitri à se faire embaucher comme pianiste de cinéma. En 1927, le gouvernement lui commande sa Symphonie no 2 pour célébrer l’anniversaire de la Révolution russe.

Entre l’été 1927 et l’été 1928, Chostakovitch s’attelle à l’écriture de l’opéra Le Nez s’inspirant de la nouvelle éponyme de Nicolas Gogol issue des Nouvelles de Pétersbourg. Après Le Nez, le langage musical de Chostakovitch se simplifie. Le compositeur s’intéresse aux possibilités expressives de la satire et du comique et se rapproche de la musique légère. En mai 1932, Chostakovitch se marie avec Nina Varzar et achève à la fin de l’année la composition de son deuxième opéra, Lady Macbeth du district de Mtsensk.

Au début de 1933, treize jours à peine après avoir achevé la composition de Lady Macbeth, Chostakovitch commence un cycle de 24 préludes pour piano puis compose son Premier Concerto pour piano. L’année suivante, il écrit une Sonate pour violoncelle et piano. Ces trois dernières œuvres n’ont stylistiquement rien à voir avec les expérimentations du Nez. Au cours du premier Congrès de l’Union des écrivains soviétiques, en été 1934, Maxime Gorki présente la doctrine du réalisme socialiste. Ces premières années de la Grande Terreur sont paradoxalement heureuses pour Chostakovitch : les représentations de Lady Macbeth du district de Mtsensk continuent de remporter un vif succès, et il poursuit son travail de composition avec ardeur. Puis, quelques jours plus tard, il fait l’objet d’une condamnation officielle au cours d’une réunion de la section de Léningrad de l’Union des compositeurs soviétiques.

Beaucoup de ses anciens amis rivalisent alors d’attaques contre lui. Ce dernier devient ainsi officiellement un  ennemi du peuple , accusation qui, dans l’URSS des années 1930, précédait bien souvent une déportation. L’attente constante du pire le plonge dans l’insomnie et la dépression. La Symphonie no 4, composée entre septembre 1935 et mai 1936, est le reflet de son état psychologique de l’époque.

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