Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec PDF

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Il est le dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec PDF jeune fils de Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris, et de Madeleine Françoise Martineau de Brétignolles. Son grand-père paternel Jacques Étienne a été intendant successivement à Metz, Tours et Moulins. En tant que fils cadet Anne Robert Turgot est destiné à entrer dans les ordres.


Jeune, il a un précepteur qui ne lui impose rien. La lecture le passionne et il observe, surtout il est doté d’une bonne mémoire. S’il étudie les auteurs classiques, il lit également des auteurs plus récents tels que Fénelon et Voltaire. Il commence les études de théologie en 1746 et devient bachelier en 1747. Trop jeune pour commencer une licence de théologie, il passe un an au séminaire de Saint-Sulpice. Là, il étudie les œuvres de Descartes, Spinoza, Maupertuis et Buffon.

Nombre de ses bacheliers occuperont plus tard des postes importants tel Étienne-Charles de Loménie de Brienne qui sera cardinal et contrôleur général des finances. Il s’appelle alors l’abbé de Brucourt. Le premier signe de son intérêt pour l’économie est une lettre de 1749 sur le billet de banque, écrit à son camarade l’abbé de Cicé, et réfutant la défense par l’abbé Terrasson du système de Law. En 1750, il décide de ne pas entrer dans les ordres et s’en justifie, selon Pierre Samuel Dupont de Nemours, en disant qu’il ne peut porter un masque toute sa vie. En 1755 et 1756, il accompagne Gournay, alors intendant de commerce, dans ses tournées d’inspection dans les provinces, et en 1760, pendant qu’il voyage dans l’est de la France et en Suisse, il rend visite à Voltaire, avec qui il se lie d’amitié. Parallèlement, il étudie les diverses branches de la science, et des langues à la fois anciennes et modernes.

En 1753, il traduit les Questions sur le commerce de l’anglais Josiah Tucker, et rédige ses Lettres sur la tolérance, et un pamphlet, Le Conciliateur, en défense de la tolérance religieuse. En août 1761, Turgot est nommé intendant de la généralité de Limoges, laquelle inclut certaines des régions les plus pauvres et les plus surtaxées de France. En 1769, il écrit son Mémoire sur les prêts à intérêt, à l’occasion de la crise provoquée par un scandale financier à Angoulême. Parmi les autres travaux écrits pendant l’intendance de Turgot figurent le Mémoire sur les mines et carrières et le Mémoire sur la marque des fers, dans lesquels il proteste contre les normes étatiques et l’intervention de l’État, et défend la libre concurrence. Pendant la famine de 1770-1771, il applique aux propriétaires terriens cependant l’obligation d’aider les pauvres et particulièrement leurs métayers, et organise dans tous les ateliers de la province des bureaux de charité pour fournir une activité à ceux capables de travailler, et un secours aux infirmes.

Parallèlement, il condamne la charité non discriminatoire. L’un des travaux les plus connus de Turgot, Réflexions sur la formation et la distribution des richesses, est écrit au début de son intendance, au bénéfice de deux étudiants chinois. En 1766, il rédige les Éphémérides du citoyen, qui paraissent en 1769-1770 dans le journal de Dupont de Nemours, et sont publiés séparément en 1776. Après avoir tracé l’origine du commerce, Turgot développe la théorie de Quesnay selon laquelle le sol est la seule source de richesse, et divise la société en trois classes, les cultivateurs, les salariés ou les artisans, et les propriétaires. Turgot est nommé ministre sur proposition de Maurepas, le mentor du Roi, auquel il a été chaudement recommandé par l’abbé de Véry, un ami commun. Un mois plus tard, il est nommé contrôleur général des finances.

Son premier acte est de soumettre au roi une déclaration de principe : pas de banqueroute, pas d’augmentation de la taxation, pas d’emprunt. Turgot fait appel personnellement au roi contre le don généreux d’emplois et de pensions. Terray avait esquivée, ayant noté combien de personnes bien placées y étaient intéressées. Turgot devient la cible de tous ceux qui ont pris intérêt aux spéculations sur le grain sous le régime de l’abbé Terray, ce qui inclut des princes de sang. Pourtant, le pire ennemi de Turgot s’avère être la médiocre moisson de 1774, qui mène à la hausse du prix du pain pendant l’hiver 1774 et le printemps 1775. Enfin, Turgot présente au Conseil du roi en janvier 1776 les fameux Six Décrets de Turgot. Sur les six, quatre sont d’importance secondaire.

Dans le préambule, Turgot annonce courageusement son objectif d’abolir les privilèges et de soumettre les trois ordres à taxation — le clergé en a ensuite été exempté, notamment à la demande de Maurepas. Un mois de tractations infructueuses s’écoule au cours duquel le roi lui-même est contraint de subir les remontrances du Parlement, ce qui fait dire à Louis XVI :  Il n’y a que M. Turgot et moi qui aimions le peuple. Il obtient finalement l’enregistrement des décrets par le lit de justice du 12 mars, mais, à ce moment-là, presque tout le monde est contre lui. La reine Marie-Antoinette ne l’aime guère depuis qu’il s’est opposé à l’octroi de faveurs à ses favoris, comme la duchesse de Polignac.

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