De Jean-Jacques Rousseau considère comme l’un des premiers auteurs de la Révolution PDF

De Jean-Jacques Rousseau considère comme l’un des premiers auteurs de la Révolution PDF

La Bibliothèque de l’Assemblée nationale possède, dans son fonds ancien, un ensemble de versions manuscrites ou imprimées – et dans ce cas annotées de la main de l’auteur – du roman La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau considère comme l’un des premiers auteurs de la Révolution PDF Jean-Jacques Rousseau. Ces versions ont précédé l’établissement du texte définitif que l’on connaît aujourd’hui. Assemblée en 1794, l’édition en version intégrale du Brouillon, accompagnée d’une courte notice de présentation.


Si le nom de Louis-Sébastien Mercier demeure à juste titre attaché à son fameux Tableau de Paris, peut-être a-t-on quelque peu négligé De Jean-Jacques Rousseau considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution, où se révèle le penseur politique confronté aux événements et aux travaux de l’Assemblée constituante. Son livre, publié en juin 1791, est le premier ouvrage d’importance à mettre en évidence la réception et l’influence de Rousseau sur les esprits du temps. Paru avant la fuite du roi et la fusillade du Champ-de-Mars, il appartient aux débuts de l’aventure révolutionnaire. Patriote sincère et convaincu de la nécessité de réformes profondes, Mercier, qui se donne pour le « prophète de la Révolution », est de ceux qui estiment cette Révolution achevée – ce qu’elle est du reste au plan juridique, puisque Louis XVI prêtera serment à la constitution en septembre de la même année. Par la suite, il sera de ceux qui déploreront les dérives et les violences de la Terreur, qu’il condamnera sans appel, tout en demeurant fidèle à ce qu’avait été, à ses débuts, son enthousiasme pour l’avènement d’une France nouvelle.

La Copie personnelle correspond au deuxième brouillon de La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Tel quel, ce manuscrit, qui comporte encore de nombreuses corrections, est loin de représenter la version définitive de l’oeuvre. Primitivement, cette copie, reliée en maroquin rouge, comportait quatre volumes, tous les quatre la propriété du conventionnel Hérault de Séchelles qui les avait achetés en Hollande, ainsi qu’un petit portrait sur émail de Mme de Warens, pour 24 000 livres. Les deux premiers volumes regroupent les trois premières parties de La nouvelle Héloïse et les deux suivants la quatrième, la cinquième et la sixième partie de l’oeuvre. A la mort de Hérault de Séchelles, guillotiné en 1794, la Convention se saisit des deux derniers volumes au domicile du parlementaire. Ce sont eux qui sont présentés ici.

En revanche, les émissaires de la Convention ne retrouvèrent pas les deux premiers volumes, ni le portrait. Ceux-ci font cependant leur réapparition en 1801, lors d’une vente aux enchères effectuée au bénéfice de la veuve du conventionnel. Tous ces souvenirs sont achetés pour 700 francs or par une seule personne, un particulier du nom de Rivière. Ensuite, on perd à nouveau la trace des deux premiers volumes de la Copie personnelle.

On sait cependant que, entre les deux guerres, un volume – le premier correspondant au deux premières parties de La nouvelle Héloïse – était passé dans la bibliothèque du duc de Newcastle. Louis Barthou, ancien Président du Conseil. Un spécialiste de Rousseau, professeur à la Sorbonne, Daniel Mornet, a pu consulter cet ouvrage pour l’édition Hachette de 1925. La troisième oeuvre présentée ici, la Copie pour la Maréchale de Luxembourg, n’est pas à proprement parler un brouillon mais plutôt une copie autographe de La nouvelle Héloïse que Jean-Jacques Rousseau a réalisée en 1760, afin d’honorer l’une de ses bienfaitrices.

Tout en recopiant, Rousseau n’a pu néanmoins s’empêcher de procéder à un certain nombre de corrections. La dernière oeuvre présentée ici – l’édition Duchesne-Coindet – n’est pas un manuscrit stricto sensu. C’est une version imprimée mais annotée et corrigée de la main de Rousseau en 1764. La première version imprimée de La nouvelle Héloïse date de 1761.

L’édition que l’on trouvera ci-après, appelée d’abord tout simplement l’édition Duchesne, a été réalisée en 1764, à Paris et à Neuchâtel, sans avoir reçu l’aval de Rousseau. Le texte était sensiblement différent de l’édition Rey. Rousseau tombe sur elle chez un ami genevois François Coindet. En tant que telle, l’édition rectifiée et corrigée, confiée ensuite par Rousseau à son ami Coindet pour qu’il puisse vérifier, documents originaux en mains, les éditions ultérieures de La nouvelle Héloïse en Suisse, est devenue l’édition Duchesne-Coindet .

Premier brouillon de La nouvelle Héloïse reliée dans un maroquin rouge. Assemblée nationale a conclu un accord de pôle associé. En particulier, le mariage y est présenté comme la plus sainte des institutions. Par le mariage, le conflit quasi cornélien de Julie entre le devoir et le sentiment disparaît. Assemblée, en 1802, au moment du Consulat.

Cet ouvrage fut écrit par Jean-Jacques Rousseau entre 1765 et 1770. Il fut publié par les éditeurs Paul Moultou et Pierre-Alexandre Du Peyrou en 1782, pour la première partie, et en 1789, pour la seconde, à partir des éléments qu’ils possédaient. Auparavant, le manuscrit avait été la propriété du marquis René de Girardin qui avait placé chacun des deux livrets le composant dans deux enveloppes fermées, scellées avec le cachet même de Rousseau en forme de lyre. Ce sont ces deux enveloppes, ouvertes par la Convention, qui sont photographiées ci-dessous. La date de 1801 avait, en effet, été expressément choisie par Rousseau pour lever l’anonymat des personnes dont il parle dans son livre, pas toujours de manière bienveillante.

Pelet, Borie, Cordier, Louchet, Lozeau et Laporte. Dans cette oeuvre achevée en 1776, Rousseau s’efforce de se représenter face à ses contemporains et à la postérité de la façon la plus sincère possible. Il met en scène un personnage nommé Rousseau qui s’entretient avec un Français , au sujet de J. Le Français incarne un juge, Rousseau un avocat. Les quatre copies autographes répertoriées, présentées ci-après dans l’ordre chronologique de leur écriture, comportent assez peu de variantes. La première copie autographe, conservée par la BnF, a connu un destin original. Rousseau le relate dans un court texte à la fin des Dialogues, intitulé Histoire du précédent écrit.

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