Consommer, consumer – Dérives de la consommation PDF

Consommer, consumer – Dérives de la consommation PDF

Historiquement, les circuits courts ont été des modes de distribution très répandus, notamment aux abords des villes. L’agriculture périurbaine était une fonction ancienne consommer, consumer – Dérives de la consommation PDF’approvisionnement des villes. Les circuits courts ont trouvé un regain d’intérêt depuis les années 2000. Les circuits courts font aujourd’hui l’objet de recherches, notamment en France à l’INRA.


Quelle que soit l’époque, la consommation est une des activités importantes de l’humanité. Depuis le début du vingtième siècle, le système de consommation a connu quatre époques distinctes : 1) celle de la production de masse – consommation de masse ; 2) celle de l’augmentation de l’offre des produits et de la productivité – société de consommation ; 3) celle de l’avancement technologique fulgurant et de l’individualisme – ère de la société d’hyperconsommation ; et enfin ; 4) celle des objets mobiles et de l’immédiateté – société de consumation. Ce livre étudie en détail cette quatrième époque, soit les influences qui ont favorisé l’avènement de la société de consumation ainsi que ses effets négatifs et les dangers qu’elle engendre. Sont abordés les problèmes qui la caractérisent, l’hyperconsommation et l’obsolescence programmée mais aussi l’engouement pour les technologies mobiles, le phénomène des « tribus », celles d’Apple et de l’iPhone en particulier, et la rhétorique de la publicité. Enfin, cet ouvrage propose quelques pistes de solutions propres à corriger les dérives postmodernes de la société de consumation, et de nature à favoriser une consommation et un commerce plus responsables. Au-delà de la consommation et du système autour duquel celle-ci s’articule, c’est à une réflexion sur toute notre société de l’excès que l’auteur nous invite.

Le circuit est dit  court  lorsqu’il y a, au maximum, un intermédiaire : il n’y a pas de notion géographique, le producteur peut être proche ou non du consommateur. On parle de relocalisation lorsque le producteur se rapproche géographiquement du consommateur, indépendamment des intermédiaires. Ce phénomène est reparti de façon inégale sur le territoire français avec une tendance à se développer dans les espaces périurbains et touristiques permettant un maintien de l’agriculture dans ces zones. Alpes où les points de vente collectifs sont les plus nombreux. En agriculture, les circuits courts sont plus pratiqués pour les productions végétales que les productions animales. D’un point de vue social, ils permettent de restaurer le lien social entre les consommateurs et les producteurs. D’un point de vue écologique, ces circuits sont souvent perçus comme une promotion à des pratiques favorables à l’environnement.

Ils sont  éco-responsables , limitent l’emballage et le conditionnement. La  camionnette régionale  à moitié remplie est en concurrence avec les porte-conteneurs et les poids lourds pleinement chargés au niveau mondial. Ne raisonner que sur l’énergie finale fait cependant oublier d’autres critères environnementaux tels que la quantité d’intrants ou la pollution émise à tous les niveaux, ainsi que les avantages sociaux. Il semble que l’un des atouts des circuits courts soit la prise en considération du système de production. Mais les circuits longs ont beaucoup à apporter en matière d’organisation logistique de distribution.

Les villes voient de plus en plus leurs périphéries se changer en des quartiers résidentiels. L’idée est de développer dans les territoires la mise en commun des compétences, des acteurs de la ville et de l’agriculture, pour mettre en place des politiques agricoles périurbaines co-construites. Aujourd’hui en France, les circuits courts présentent un paradoxe, ils sont plus polluants que les circuits conventionnels longs. Les trajets sont plus courts, mais les transports se font principalement en ville entre le producteur et le consommateur. Afin d’éviter ce paradoxe et d’éventuelles dérives de coopération entre les producteurs locaux et en particulier les ententes sur les prix, la collectivité territoriale pourrait dans le cas des circuits courts jouer un rôle d’arbitre. Ainsi on pourrait augmenter le dynamisme économique sur un territoire avec des recettes en plus pour les collectivités et sans hausse des impôts pour les habitants. Les circuits courts sont une chance pour les distributeurs qui souhaitent développer de nouvelles formes de distribution qui rapprochent les producteurs et les consommateurs.

Des producteurs se regroupent également, sur Internet, afin de bénéficier d’une visibilité commune et d’une mise en commun des moyens. Ce regroupement, sous l’emblême de l’épouvantail, symbole de l’agriculture ancienne et traditionnelle, permet à ces producteurs de toucher une clientèle jeune, dynamique et connectée dans le but de contrer le concept drive de la grande distribution. La commercialisation locale des produits agricoles connaît une forte croissance aux États-Unis, en raison de politiques publiques favorables. Définition dans le lexique du marketing , sur www. Un producteur sur cinq vend en circuit court, sur . En bio, la vente en direct a la cote !

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