Berlin, l’effacement des traces PDF

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On y découvrira que le peintre-graveur était aussi photographe et cinéaste amateur. Concevant son œuvre picturale comme une entreprise autobiographique, il comptait en éclairer la lecture par ses écrits et notamment par son journal intime. De même, sa pratique de la photographie apporte de précieuses indications sur sa manière d’envisager la conception d’une image. Ce dossier propose de suivre le parcours conçu par les deux commissaires, Angela Lampe et Clément Chéroux, respectivement historien de l’art et historien de la photographie, tous deux conservateurs du Musée national d’berlin, l’effacement des traces PDF moderne.


A l’occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le Musée d’Histoire contemporaine, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, présente à partir de créations artistiques les procédures de destruction de Berlin-capitale de la RDA et leurs inscriptions dans un paysage urbain reconstruit d’où émerge de façon inattendue et spontanée des traces du passé. Car si des procédures d’effacement sont bel et bien mises en oeuvre, des traces subsistent néanmoins. Il s’agit donc dans cet ouvrage de rendre visible cette ambivalence entre oubli et mémoire, entre effacement et muséification, désir de détruire et de construire.

Dès 1892, Munch s’éloigne du caractère dessiné et des effets de clair-obscur atmosphériques qui caractérisent le symbolisme3 de la première génération, pour se tourner vers des formes synthétiques et colorées. Une maturation rapide La maturation de son style a été, en effet, des plus rapides. Inscrit à l’École royale de dessin de Kristiania5 en 1880, Munch travaille ensuite auprès du peintre et écrivain naturaliste Christian Krohg, dans un atelier de l’avenue Karl-Johan. En 1884, il se mêle au mouvement artistique et littéraire de la Bohème de Kristiania, prenant de plus en plus distance avec le naturalisme. En 1889, ayant obtenu une bourse d’État, il se rend à Paris, puis à Nice pour développer ses recherches en direction des impressionnistes et postimpressionnistes qu’il y avait découverts.

Au cours de l’été 1891 qu’il passe dans sa maison d’Åsgårdstrand, il peint Mélancolie, considéré comme le premier tableau symboliste norvégien. Mettre en avant la vision intérieure Pour les représentants du symbolisme tardif, comme par la suite pour la mouvance expressionniste, il importe de s’éloigner de la vraisemblance du sujet représenté, qu’elle soit réaliste ou impressionniste. Il s’agit par-dessus tout de mettre en avant la vision intérieure, la subjectivité du regard qui opère au sein même de la perception. Or, ce n’est pas un hasard si ce désir se développe dans le champ artistique au moment où, par ailleurs, la technique photographique se perfectionne, libérant la peinture de son devoir de mimétisme. Et cet intérêt pour la possibilité de retranscrire un instantané de l’âme n’est sans doute pas non plus sans rapport avec l’avènement de la psychanalyse. Prenant acte du développement de la photographie et de l’avènement d’une ère où l’image, techniquement reproductible, va changer de statut, par sa prolifération sur des supports et des formats variés, l’artiste s’interroge sur la valeur de l’image, sur son efficacité dans la peinture.

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