Balzac PDF

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Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Mlle Michonneau, Gondureau veut se rendre compte si le prétendu Vautrin est en effet Trompe-la-Mort : il lui donne un flacon contenant une drogue qui doit balzac PDF une apoplexie.


La vie d’Honoré de Balzac est un prodigieux roman : enfant mal aimé d’une mère indifférente, collégien solitaire, éditeur en perpétuelle faillite, mondain perclus de dettes, ogre gastronomique, importateur malheureux d’ananas, voyageur errant sur les routes d’Europe, coqueluche adorée des lectrices mais rejeté par l’Académie française, amant fabuleusement tenace, il est selon Baudelaire « le plus curieux, le plus cocasse, le plus intéressant et le plus vaniteux des personnages de La Comédie Humaine ».

Ce que Balzac cache dans sa vie, il le dévoile dans son oeuvre et Gonzague Saint Bris dresse l’inventaire étourdissant des passions qui l’ont traversée : Balzac et l’argent, Balzac et la condition des femmes, Balzac et la science, Balzac et le café, Balzac et Napoléon, Balzac et la photographie, Balzac et la musique, Balzac et l’occultisme, Balzac et le journalisme…

Au terme d’une biographie d’un genre nouveau, foisonnante et enthousiaste, il nous invite à nous replonger avec délice et gourmandise au coeur des 142 romans de « La Comédie humaine » et de ses 2500 personnages.
Il remet en lumière vingt « pépites » méconnues et dix romans incontournables, joyaux du fabuleux panthéon du colosse de la littérature, véritable forçat des lettres à la « surnaturelle lumière » saluée par François Mauriac.

Il réapparaît en 1822 dans Illusions perdues sous le nom du prêtre Carlos Herrera, sans qu’on sache d’abord sa véritable identité. Herrera empêche Lucien de Rubempré de se suicider en lui proposant un pacte : lui, Herrera, l’aidera à faire fortune à la condition que Lucien lui obéisse aveuglément. C’est dans Splendeurs et misères des courtisanes qu’on saura comment le bagnard est devenu prêtre : Jacques Collin, évadé moins de deux ans après avoir été arrêté, avait trouvé ce moine, Carlos Herrera, un homme que personne ne connaissait, dont il était alors très simple de prendre l’identité. Lucien apprend peu à peu la véritable identité de Collin, mais il obéit au pacte. Esther en 1829, dont on les tient responsables : ils sont tous deux arrêtés. Herrera réussit presque à persuader le juge d’instruction de son identité de prêtre, mais Lucien succombe et révèle tout. Lucien avait écrit avant sa mort une lettre au juge d’instruction dans laquelle il se rétracte complètement : il y a donc de nouveau de l’incertitude sur l’identité du prétendu Herrera.

Quand, dans la cour de la prison, il rencontre d’anciens camarades, Collin apprend qu’un homme surnommé Madeleine, son camarade de chaîne à Rochefort, pour qui il avait aussi de l’affection, attend son exécution. Madeleine et conçoit un plan pour faire sortir plusieurs de ses camarades de prison. Il se présente devant le juge d’instruction et avoue sa véritable identité en faisant en même temps la proposition de changer de camp. Il deviendra alors espion de police, à la condition que Madeleine ne soit pas renvoyé à Rochefort.

Un petit paragraphe à la fin du livre nous apprend qu’il a pris le poste de Bibi-Lupin, l’ancien chef de la Sûreté, en 1830 et qu’il s’est retiré en 1845. Quand Charles Rabou écrit la fin du Député d’Arcis, il fait encore une fois reparaître Vautrin, mais sans pouvoir reproduire le caractère et le génie de l’ancien forçat. Une première ébauche de ce personnage apparaît, en 1833, dans Ferragus, qui est lui aussi un ancien forçat, expert en déguisements et en usurpation d’identités, chef des  Dévorants . Vautrin est souvent considéré comme le premier personnage homosexuel de la littérature française.

En effet, ce qui frappe chez cet ancien forçat évadé, endurci par le bagne et la cavale, c’est son attachement sans borne pour de jeunes hommes, dont il devient le protecteur prêt à tout. Splendeurs et misères des courtisanes où apparaît l’ancien compagnon de chaîne de Jacques Collin à Rochefort, le jeune Corse Théodore Calvi. Lord Durham, qui visita toutes les prisons lors de son séjour à Paris. Le directeur, après avoir montré toute la prison, les préaux, les ateliers, les cachots, etc. Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, éd. Le livre de poche, 1963, p. Vautrin, fascinant forçat, en lutte permanente contre la société.

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