Bagues ethniques PDF

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Mais ils sont également très nombreux dans les provinces montagneuses du nord du Laos, ainsi que dans l’État Shan de Birmanie. Le foyer de population le plus récent est situé dans le nord de la Thaïlande. Une jeune fille Hani avec une chapeau d’enfant typique, bagues ethniques PDF de broderies et de grelots.


Les origines des Hani sont encore mal connues. Les traditions orales Hani affirment qu’ils descendent du peuple Yi, mais qu’ils les ont quitté pour former une nouvelle tribu il y a 50 générations. L’une de leurs traditions orales consiste à réciter tous les noms de leurs ancêtres, du premier membre de la famille Hani jusqu’au récitant. C’est l’un des nombreux aspects du culte voué aux ancêtres. De manière générale, Les Hanis construisent sur les pentes des collines des maisons à deux et trois étages. En Chine, chaque village abrite de 10 à un peu moins de 400 ménages. La famille : Les Hani sont monogames.

Avant 1949, l’homme était autorisé à avoir une concubine si son épouse n’avait pas de fils né de lui après quelques années de mariage, mais il ne devait pas abandonner sa femme d’origine ni se remarier. Le nom d’un fils commence par le dernier ou les deux derniers mots du nom de son père, ce qui permettait de maintenir la lignée familiale. Ils varient beaucoup, comme les coiffes, selon les clans, mais de manière générale, les Hani apprécient les vêtements de drap bleu foncé faits à la maison. En Chine, les hommes portent des vestes boutonnées sur le devant et des pantalons en tissu. Les femmes portent des chemisiers sans col, boutonnée sur le devant, avec les poignets et les jambes de pantalon lacées. Les Hani de la région de Xishuangbanna portent des vestes boutonnées sur le côté droit et décorées d’ornements en argent. Les femmes de cette région, comme celles de la région de Lancang, portent des jupes, des coiffes rondes, et des chaînes de parures en argent.

Les hommes et les femmes portent des jambières. Les femmes ont souvent des boucles d’oreilles, bagues et colliers en argent. La couleur dominante des tenues vestimentaires est l’indigo. Ce sont des orfèvres remarquables de l’argent et d’alliages divers, spécialisés dans le ciselage et repoussage. Le bracelet est pour eux une amulette très puissante. Ils vouent également un « culte au riz », qui est présent dans toute cérémonie de guérison, mariage, etc.

Animistes, les Hani respectent les dieux des rizières qu’ils honorent pour les semailles comme pour les récoltes. Des rituels régulirs honorent les dieux du ciel, la terre, le dragonnier et leur village, ainsi que leurs dieux protecteurs de la famille. Il opère le visage dissimulé sous un masque de cérémonie, apaise les esprits pour éviter les pénuries et protéger le village des calamités naturelles. Le buffle est un compagnon fidèle des Hani. Sacrifié à la mort de son maître, il lui servira de guide dans l’au-delà.

L’enfant porte d’abord un nom d’animal qui le protège des démons. Le  modèle  hani privilégie l’entité du groupe à l’individu. Par exemple: une personne malade devra aller vivre en contrebas du village, afin que ses déchets ne contaminent pas les familles saines. Les rizières en terrasse du Honghe, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sous un climat subtropical pluvieux, les montagnes voient pousser des pins, cyprès, palmiers, produisant notamment l’huile de tung et du camphre, et les forêts abondent en animaux comme les tigres, les léopards, les ours, les singes, les perroquets, les paons et les faisans. Les Hani sont réputés pour leur art de travailler en terrasses les rizières qu’ils cultivent.

Ils ont édifié une véritable civilisation du riz. Ces deux ethnies ont souvent fait alliance dans le passé pour résister à la domination des Han, majoritaires en Chine. Les Hani produisent aussi du maïs, du soja et du thé, dont certains plants sont millénaires. La langue des Hani fait partie de la branche Yi des langues tibéto-birmanes. La tradition orale mentionne un ancien système d’écriture, mais il aurait été perdu lors de la migration depuis le Sichuan. Cependant, vivant en villages de montagne isolés, la continuité linguistique a été fort entamée, pour preuve la variété de noms que l’on leur prête. Les Hani ignorant l’écriture, ils assurent la transmission orale du savoir de génération en génération.

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