Ainsi parle le Dalaï-lama PDF

Ainsi parle le Dalaï-lama PDF

Les Indigènes fêtent leurs dix ans ! Caroline Fourest ignore à peu près tout du colonialisme. Cela n’a rien de répréhensible en soi mais représente un foutu problème quand ainsi parle le Dalaï-lama PDF se mêle de dénoncer sur le ton de l’évidence les avis contraires au sien.


Figure emblématique de la cause de son peuple et maître spirituel parmi les plus écoutés de notre temps, le Dalaï-Lama occupe une place à part dans notre monde d’agitation, de bruit et d’agressivité. Inébranlable dans ses convictions profondes, le Dalaï-Lama ne se lasse pas de prôner le dialogue comme recherche de solution à tous les différends, à commencer par celui qui oppose le Tibet envahi à la Chine. Sa vision de la société tient compte de l’aventure humaine et vise à l’épanouissement de l’être.
Particulièrement attentive à l’évolution de la situation au Tibet et dans la communauté exilée, Claude B. Levenson a poursuivi sur un quart de siècle une conversation intermittente avec le Dalaï-Lama, au gré d’escales qui vont de Dharamsala, Bodh Gaya, Manali ou Bangalore en Inde à Oulan-Bator en Mongolie, en passant par Rome, Assise, Londres, Paris, Strasbourg, Split ou encore Genève.
De ces entretiens privilégiés, enrichis de maintes réflexions au fil des dernières années, il émane un portrait aux multiples facettes d’un maître de sagesse au regard précurseur, dont l’acuité se révèle essentielle jusque dans la vie de tous les jours.

Ce qui met Fourest dans tous ses états, c’est deux choses : lorsqu’on souligne la persistance des rapports coloniaux à l’époque actuelle et lorsqu’on dénonce la dimension coloniale de l’ influence culturelle européenne. Pour elle, la colonisation, c’est l’occupation d’un territoire, occupation de peuplement, militaire ou administrative. Ce qui lui permet d’affirmer, par exemple, que la République est loin d’avoir inventé le principe de l’expansion coloniale. L’un des plus grands impérialistes de l’époque récente reste l’Empire ottoman . Utilisée dans une acception aussi générale, la notion de colonisation interdit d’appréhender, autrement que de manière strictement descriptive, les rapports de pouvoirs spécifiques qui constituent la réalité de chaque phénomène colonial, c’est-à-dire la forme particulière d’organisation de la société humaine, la totalité sociale, qui procède ou s’accomplit à travers lui. La question n’est pourtant pas dans le degré de culpabilité des uns et des autres. Il n’y a en effet aucune pertinence à construire une hiérarchie des culpabilités entre l’ Orient et l’ Occident , surtout en comparant des phénomènes peu comparables.

Il n’est pas possible, ici, de m’étendre sur ces sujets sinon pour souligner rapidement ce qui fait l’immense différence entre la colonisation et l’esclavage européen et la dite colonisation musulmane ainsi que la traite transsaharienne ou l’implication d’Africains noirs dans le commerce esclavagiste. Cette différence ne tient pas au nombre d’hectolitres de sang et de larmes qui ont coulé, même si, pour ceux qui en ont été les victimes, c’est nécessairement cela qui importait le plus. L’esclavage, le travail forcé, l’extermination de populations, l’occupation de territoires, la colonisation de peuplement, la colonisation de comptoirs , l’instauration d’administrations coloniales militaires et bureaucratiques, etc. Pour s’en féliciter ou, au contraire, le regretter, personne ne niera aujourd’hui l’existence persistante du capitalisme bien qu’il ait considérablement changé de visage, ni ne considérera qu’employer une telle notion à propos du monde contemporain revient à banaliser le capitalisme. Identifiant colonisation et occupation militaire, Fourest est évidemment incapable de comprendre le caractère colonial des rapports qui se tissent, en France notamment, entre les populations blanches et les populations issues des immigrations coloniales.

Extrait de son livre,  Sainte Caroline contre Tariq Ramadan , le livre qui met un point final à Caroline Fourest ! Ce contenu a été publié dans Actualités, Archives, Contributeurs, Sadri Khiari. Please forward this error screen to troy. Les dalaï-lamas sont d’abord considérés comme les réincarnations successives du premier. Le 1er dalaï-lama fonde dans la région de Tsang autour du Tashilhunpo la base d’un pouvoir soutenu par la population.

Le 2e dalaï-lama est amené au Tashilhunpo où il reste jusqu’à l’âge de 16-17 ans avant de partir étudier à Lhassa où il devient l’abbé du monastère de Drépung. Sa renommée s’étend à Lhassa et au Tibet central. Sous son règne, les dalaï-lamas reçoivent le pouvoir temporel sur le Tibet. Ils deviennent, avec les régents, les chefs du gouvernement tibétain.

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